Municipales 2026 : Questionnaire sur la future politique de l’eau soumis aux listes électorales

1/ Soutenez-vous un versement eau solidaire aux ménages de vos communes identifiés par la CAF comme ayant des revenus si faibles qu’ils engendrent des difficultés à payer leur facture d’eau ?

Contexte : La tarification de l’eau doit être à la fois écologique et sociale. Toutes les études montrent que le versement eau solidaire impliquant la caisse des allocations familiales (CAF) est le mécanisme le plus juste de tarification sociale. A la différence des premiers m³ cubes d’eau gratuite, il tient compte de la composition du ménage et s’applique même en absence de compteur individuel. Les obstacles réglementaires à ce versement viennent d’être levés et les régies des eaux de la communauté urbaine de Bordeaux, du Grand Lyon et de Montpellier Méditerranée Métropole vont effectuer ce versement en début d’année 2026 au plus tard. Par conséquent, la question ci-dessus concerne plus particulièrement les communes de Montpellier Méditerranée Métropole dépendant du Syndicat Bas Languedoc et du Syndicat Garrigue Campagne pour leur accès à l’eau potable. La tarification sociale est d’autant plus nécessaire que la facture d’eau ne peut qu’augmenter dans les années qui viennent.

Pour ___ | Contre ___ | Sans Opinion ___

Commentaire optionnel expliquant votre réponse :

2/ Souhaitez-vous que prenne fin dès que possible la sous-traitance au privé d’une partie des activités de collecte et de traitement des eaux usées de la régie des eaux de Montpellier Méditerranée Métropole ?

Contexte : Les contrats de délégation de service public (DSP) pour la collecte et le traitement des eaux usées des secteurs Est, Ouest et Centre expirant fin 2024, Montpellier Méditerranée Métropole a décidé de confier la gestion de l’assainissement à sa régie des eaux plutôt que de négocier de nouveaux contrats de DSP. Mais pour des raisons à la fois techniques et économiques, la régie a du passer des marchés de prestations de service à Veolia pour le secteur Centre et à Suez pour les secteurs Est et Ouest. Ces marchés de prestation de services entreront en vigueur le 1er janvier 2026 ; ils dureront 4 ans et seront renouvelables 3 fois un an maximum. A ces marchés de prestations de services s’ajoute le marché global de performance pour la modernisation/extension de Maera. La régie doit impérativement mettre à profit ces 4 à 7 années pour monter en compétence technique et inscrire dans son budget annexe les investissements nécessaires pour l’acquisition de matériel et l’embauche de personnel. Si rien n’est fait pendant cette période, la régie n’aura pas d’autre solution que de passer de nouveaux contrats de prestations de service. La régie des eaux de Montpellier Méditerranée Métropole a été créée en 2015, sous la forme d’une régie à autonomie financière et personnalité morale, pour assurer le service de production/distribution d’eau potable de 14 communes à la place d’entreprises privées dont les contrats de DSP se terminaient cette année-là. La régie a du sous-traiter quelques activités auprès de l’ancien délégataire Veolia, mais son conseil d’administration s’était engagé à internaliser dès que possible ces activités. Cette internalisation, achevée totalement en 2025, a amélioré le service aux usagers tout en diminuant les coûts d’exploitation.

Pour ___ | Contre ___ | Sans Opinion ___

Commentaire optionnel expliquant votre réponse :

3/ Approuvez-vous que d’une part soient effectuées des analyses plus fréquentes des micropolluants émergents dans l’eau et d’un plus grand nombre de molécules que ce qu’exigent les réglementations européenne et française, et que d’autre part les usagers de vos communes soient mieux et plus souvent informés de la qualité de l’eau du robinet qui en découle ?

Contexte : La révision de la directive européenne relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine a été adoptée en 2020. Parallèlement, la liste des paramètres chimiques à suivre dans les eaux brutes et distribuées a été mise à jour et elle le sera ensuite au moins tous les 6 ans pour tenir compte de l’évolution des connaissances et des produits chimiques commercialisés. Cette mise à jour concerne plus particulièrement les pesticides et leurs métabolites, le chlorure de vinyle monomère (CVM), et les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS). Des campagnes de mesure de ces micropolluants dans l’eau ont été effectuées de 2023 à 2025 sous l’égide de l’ANSES impliquant les agences régionales de santé (ARS) et les personnes responsables de la production et de la distribution de l’eau (PRPDE). Les pesticides et métabolites analysés sont indétectables dans l’eau distribuée en sortie des usines de potabilisation d’Arago et de Valedeau bien que l’eau du Rhône en entrée de Valedeau en contienne, ce qui signifie que le traitement de l’eau par cette usine est performant ; ce n’est pas le cas des usines de potabilisation de Vauguières et de Fabrègues dont l’eau distribuée à Lattes et Pérols pour la première et à Castries pour la seconde contient autant de pesticides et métabolites que dans l’eau brute. Cependant, toutes les concentrations sont inférieures à la limite de qualité (LQ) et n’entraînent donc pas de non conformité de l’eau potable. Les canalisations en PVC fabriquées avant 1980 relarguent du CVM (cancérigène certain pour l’homme) dans l’eau du réseau de distribution. Cela concerne surtout les petites communes rurales dont l’accès à l’eau potable s’effectue par de longues canalisations vieillissantes. Le CVM est détecté dans l’eau potable à Lattes, Villeneuve-lès-Maguelone, Fabrègues, Murviel-lès-Montpellier, Le Crès, Vendargues, Grabels (centre), à des concentrations inférieures à la limite de qualité ; seule la commune de Sauteyrargues appartenant à la CCGPSL a une eau potable dont la concentration en CVM dépasse la limite de qualité (la LQ pour le CVM est fixée à 0,5 µ/L). Le seul moyen de supprimer le relargage du CVM est de renouveler les canalisations incriminées ce qui a un coût non négligeable pour le PRPDE. La concentration de la somme des 20 PFAS analysées est à la limite du seuil de détection dans l’eau de la source du Lez à l’entrée de l’usine de potabilisation d’Arago, de environ 0,025 µ/L dans l’eau du Rhône en entrée de l’usine de potabilisation de Valedeau, et de respectivement 0,095 et 0,13 µ/L dans les forages 1 et 2 du Flès (Villeneuve-lès-Maguelone) avant dilution (la LQ pour les eaux brutes est fixée à 2 µ/L). Les 20 PFAS sont indétectables dans l’eau distribuée en sortie des usines de potabilisation d’Arago et de Valedeau bien que l’eau du Rhône en entrée de Valedeau en contienne, ce qui signifie que le traitement de l’eau (adsorption sur charbon actif) par cette usine est performant ; ce n’est pas le cas des usines de potabilisation de Vauguières et de Fabrègues dont l’eau distribuée contient autant de PFAS que l’eau du Rhône. Par conséquent, il n’est pas surprenant que l’eau du robinet de Fabrègues, Saussan, Pérols, Lattes (Boirargues), Saint-Brès, produite à partir d’eau du Rhône ainsi qu’à Villeneuve-lès-Maguelonec, contienne des PFAS a des concentrations non négligeables bien qu’en dessous de la limite de qualité (la LQ pour l’eau potable est fixée à 0,1 µ/L). L’absence de non conformité chimique dans l’eau potable distribuée dans les communes de la métropole ne doit pas conduire les PRPDE à relâcher leurs efforts et cela pour plusieurs raisons : la pollution diffuse des eaux superficielles et souterraines par les pesticides et métabolites ainsi que par les PFAS va continuer et d’autant plus avec l’adoption prochaine des paquets Omnibus 6 et 10 ; les limites de qualité et les valeurs seuil sanitaires ne prennent pas en compte les effets cocktail et « la dose ne fait pas le poison » des perturbateurs endocriniens. Les PRPDE doivent renouveler le plus rapidement possible les canalisations relarguant du CVM, ne pas réduire la fréquence des analyses, ajouter éventuellement d’autres PFAS et pesticides et métabolites à contrôler, continuer à tester et à améliorer l’efficacité du traitement de l’eau dans leurs usines de potabilisation. L’ARS envoie aux usagers une ou deux fois par an un court résumé indiquant le taux de conformité de leur eau potable ; c’est insuffisant et ne rassure pas du tout les usagers. Nous proposons que les communes publient régulièrement sous une forme « lisible » les résultats des campagnes de mesure que leur communiqueraient les PRPDE. Notons enfin que la régie des eaux de Montpellier Méditerranée Métropole a entrepris de sa propre initiative de faire plusieurs analyses en 2025 qui ont permis de quantifier la présence du TFA (acide trifluoroacétique) dans l’eau du Rhône en entrée de l’usine de potabilisation de Valedeau. Le TFA est présent à 1,5 µg/L alors que sa référence de qualité (RQ) est de 10 µg/L. Or, l’ANSES considère depuis peu que le TFA est un PFAS « préoccupant » comme les 20 PFAS actuellement contrôlés et va estimer (probablement à la baisse) sa valeur de qualité (LQ à la place de RQ) et sa valeur sanitaire. Le TFA étant quasi-impossible à éliminer dans l’eau potable, les analyses réglementaires qui seront réalisées en 2026 risquent de faire apparaître des non conformités dans l’eau potable produite à partir d’eau du Rhône.

Pour ___ | Contre ___ | Sans Opinion ___

Commentaire optionnel expliquant votre réponse :

4/ Etes-vous favorable à la création d’un observatoire de l’eau regroupant élus, institutionnels, experts, associations pour réfléchir et faire des propositions sur la politique de l’eau de la métropole de Montpellier, et à lui associer un forum d’échange et de sensibilisation avec les habitants ?

Contexte : Le 20 mars 2017, Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la métropole, inaµurait en grande pompe l’Observatoire Montpellier Métropole de l’eau (OMME) dont la logistique devait être assurée par les services administratifs de la métropole ; un décret en fixait sa composition, sur le modèle de l’Observatoire Parisien de l’Eau. Sous l’impulsion du président de l’OMME, ancien directeur régional de l’agence de l’eau RMC, des groupes de travail sur le petit cycle de l’eau (eau potable, eau brute, eaux usées) et sur la préservation de la ressource se mettaient alors en place, avec pour objectif d’émettre des avis consultatifs (sollicités ou non) sur la politique de l’eau de Montpellier Méditerranée Métropole. Mais pour des raisons selon nous injustifiables, Philippe Saurel supprimait l’OMME moins d’un an après sa création. Lors des élections municipales qui ont suivi, Eau Secours 34 envoyait un questionnaire à un certain nombre de listes électorales dont une question concernée la création d’un nouvel observatoire de l’eau. L’ensemble des futurs maires ayant répondu au questionnaire se prononçaient en faveur de cette création, notamment René Revol, maire de Grabels, qui allait devenir président de la régie des eaux et vice-président en charge de l’eau et de l’assainissement de la métropole. Nous pensions à tort que l’observatoire serait créé en cours de mandat. Ne voyant rien venir et sur le conseil de René Revol, nous avons alors envoyé une lettre à Michael Delafosse avec copie à Anne Madziarski, responsable eau des services métropolitains, René Revol et Véronique Négret, respectivement vice-présidents en charge de eau et assainissement et de la GEMAPI. Dans cette lettre, nous expliquions l’intérêt d’élargir les sujets abordés au grand cycle de l’eau (milieux aquatiques, inondations) et à la gestion des eaux pluviales urbaines, en y associant les habitants. Nous affirmions qu’il ne fallait pas craindre que l’observatoire soit utilisé pour dénigrer la politique de l’eau de la métropole mais qu’il sera au contraire « un espace de dialogue apaisé avec les habitants sur un sujet, l’eau, dont la gestion intégrée va être de plus en plus difficile dans un territoire subissant à la fois le changement climatique et des pressions anthropiques importantes ». Nous n’avons reçu à ce jour aucune réponse.

Pour ___ | Contre ___ | Sans Opinion ___

Commentaire optionnel expliquant votre réponse :

5/ Pensez-vous qu’il faille protéger davantage les eaux souterraines et les aires d’alimentation de captage qui subissent déjà les impacts négatifs à la fois quantitatif et qualitatif d’aménagements urbains, d’exploitations agricoles et de sites industriels dont les autorisations environnementales ont été accordées à la légère ?

Contexte : Les eaux souterraines sont de plus en plus polluées (majoritairement par les pesticides) et surexploitées (notamment pour irriguer) et se rechargent de moins en moins du fait d’une imperméabilisation croissante des sols. Il en découle une fermeture progressive des captages d’alimentation en eau potable des communes de Montpellier Méditerranée Métropole. Ainsi la régie des eaux de 3M a du arrêter l’exploitation du captage Garrigues-Basses à Sussargues en 2018, du captage du Fescau à Montferrier en 2021, du captage du Stade à Saint Brès en 2023. En 2024, la résurgence karstique de la source du Lez fournissait environ 85% de l’eau brute utilisée pour produire de l’eau potable, l’eau du Rhône environ 15% et les 5 autres captages restants moins de 1 %. Il est donc crucial pour l’alimentation en eau potable du territoire de protéger la source du Lez et son aire d’alimentation de captage des pollutions diffuses et accidentelles et des prélèvements excessifs et illégaux. L’autorisation accordée à Lafarge d’étendre la carrière de Murles est de ce point de vue complètement irresponsable. La protection des eaux souterraines est également indispensable pour que les cours d’eau en zone urbaine qui sont en relation avec les nappes dans leurs lits mineur et majeur soient dans le meilleur état possible. Pour cela, le PLUi de Montpellier Méditerranée Métropole interdit la construction de caves et parkings souterrains qui entraînerait un rabattement de nappe. Pour autant, des permis de construire avec construction de caves et parkings souterrains sont accordés comme par le passé malgré le risque probable de rabattement de nappe.

Pour ___ | Contre ___ | Sans Opinion ___

Commentaire optionnel expliquant votre réponse :

6/ Pensez-vous qu’il faille urbaniser différemment en prenant mieux en compte le risque d’inondation par débordement des cours d’eau, remontée de nappes et ruissellement des eaux pluviales sur des sols de plus en plus imperméabilisés, et pour cela commencer à vraiment désimperméabiliser là où c’est possible ?

Contexte : Le territoire métropolitain subit régulièrement des pluies brèves et intenses appelées épisodes cévenols ou méditerranéens. Ces pluies violentes provoquent des inondations par débordement des cours d’eau, remontée de nappes et ruissellement des eaux pluviales qui peuvent parfois avoir des conséquences dramatiques. Ces inondations causent de plus en plus de dégâts non pas parce que les épisodes cévenols deviennent plus violents mais parce que l’imperméabilisation croissante des sols augmente le ruissellement des eaux pluviales. Il est donc indispensable d’améliorer la gestion des eaux pluviales urbaines et même d’en changer les pratiques pour réduire le risque d’inondation. Ainsi beaucoup d’habitations déversent leurs eaux pluviales dans le réseau de collecte des eaux usées et non pas dans celui des eaux pluviales ; ces eaux pluviales dites « parasites » ainsi que les réseaux unitaires sont à l’origine du rejet des eaux usées non traitées dans les cours d’eau en amont des stations d’épuration lors d’épisodes pluvieux importants (bypass). Afin de limiter le nombre de bypass, la régie des eaux demande depuis peu aux propriétaires de vérifier les branchements eaux pluviales et eaux usées de leurs habitations. La suppression des eaux parasites, la construction de bassins de rétention des eaux de ruissellement raccordés au réseau de collecte des eaux pluviales, et la transformation du réseau unitaire en réseaux séparatifs n’empêcheront pas le déversement d’eaux pluviales plus ou moins polluées dans les cours d’eau par lessivage des sols. L’infiltration à la parcelle couplée à la déconnexion du réseau de collecte des eaux pluviales offre une alternative intéressante au tout réseau, sauf que cela n’est pas possible partout pour des raisons techniques et économiques ou par manque de foncier. Montpellier Méditerranée Métropole communique beaucoup sur sa démarche d’infiltration à la parcelle et la cite dans le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) de son PLUi, alors que les exemples d’infiltration à la parcelle sont rares sur son territoire : quelques cours d’école, quelques parkings et espaces verts. Pour que l’infiltration à la parcelle devienne une réalité, il faut que la métropole et ses communes désimperméabilisent partout où c’est possible. Mais tout cela ne servirait à rien si la métropole ne changeait pas en parallèle sa politique d’aménagement urbain et notamment la construction de logements liés à la croissance démographique. Les logements à construire en priorité devraient être des logements sociaux et des logements accessibles à des ménages aux revenus modestes qui sont majoritaires sur son territoire. De plus, « construire la ville sur la ville » en densifiant à outrance peut conduire à une ville invivable face au changement climatique ; nous proposons pour éviter cela de limiter la hauteur et le nombre d’étages des futurs immeubles. Enfin, il faut selon nous ne pas construire des logements dans des secteurs où le risque d’inondation est important et où le manque de ressources en eau rend difficile l’accès à l’eau potable.

Pour ___ | Contre ___ | Sans Opinion ___

Commentaire optionnel expliquant votre réponse :

Le mouvement européen de l’eau demande le maintien de la directive cadre sur l’eau après l’annonce de sa révision par la Commission européenne

Le Mouvement européen de l’eau (EWM) met en garde contre les conséquences négatives de la révision de la directive cadre sur l’eau annoncée par la Commission européenne le 10 décembre 2025 lors de la conférence de presse sur le paquet omnibus environnemental.

Le week-end dernier, du 5 au 7 décembre, Gérone a accueilli la réunion annuelle de l’EWM. L’un des objectifs était d’analyser les propositions visant à déréglementer les cadres légaux de l’Union européenne en matière de gestion de l’eau, tant en termes de dérogations que de financement.

« Sans ce cadre juridique commun, toute garantie du bon état écologique et chimique des masses d’eau de l’Union européenne disparaît », avertissent les membres de l’EWM. La directive cadre sur l’eau (DCE) est le pilier essentiel de toute la politique européenne de l’eau, c’est pourquoi ils appellent les députés européens à défendre le règlement et ses normes actuelles.

L’EWM dénonce la dérive de la Commission européenne, qui « cède aux lobbies miniers et industriels dont les intérêts particuliers menacent le droit à un environnement sain et la santé publique de toutes et tous les européen.nes ». Les organisations soulignent que la Commission européenne a réaffirmé à plusieurs reprises son soutien au droit humain à l’eau et à l’assainissement, à la suite des près de 2 millions de citoyens qui ont soutenu la première initiative citoyenne européenne (ICE Right2Water) appelant à la reconnaissance du droit à l’eau.

Ces déclarations font suite à celles de la Commissaire européenne chargée de l’environnement, de l’eau et de l’économie circulaire, Jessika Roswall, qui a déclaré la semaine dernière que la révision de la Directive cadre sur l’eau répondait à l’objectif de faciliter l’ouverture de mines sur le territoire européen afin de mettre fin à la dépendance vis-à-vis de la Chine et des États-Unis. Elle vise également à accélérer les projets considérés comme stratégiques pour la Commission, tels que les centres de données.

L’EWM établit un lien entre le backlash environnemental orchestré par la Commission européenne et son plan de réarmement et son projet apparent de compétitivité dans la course mondiale pour dominer les secteurs industriels technologiques tels que l’intelligence artificielle. « Il convient de rappeler que la conséquente consommation d’eau et d’énergie de l’IA est encore inconnue, ce qui devrait dissuader la Commission européenne de supprimer les procédures d’évaluation et d’impact environnementaux, en particulier dans les régions du monde touchées par une pénurie d’eau permanente », dénoncent les membres de l’EWM.

La révision potentielle de la DCE intervient quelques années seulement après que la CE ait procédé à une évaluation de la directive, concluant qu’elle était adéquate pour atteindre les objectifs communs de protection de l’eau et de la santé.

Des organisations d’Espagne, de France, d’Italie, des Pays-Bas, d’Allemagne, de Grèce, de Bosnie-Herzégovine, de Belgique et de Serbie se sont réunies et ont convenu de donner la priorité à la protection de la Directive cadre sur l’eau pour 2026. Parmi les participants figuraient des opérateurs publics, des administrations locales et le Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’eau potable et à l’assainissement.

Ayuntamiento de Girona, Diputación de Barcelona, Ayuntamiento del Masnou, Ayuntamiento de Torelló, Ayuntamiento de Viladrau, Institut Català de Recerca en Aigua (ICRA), Institut de Ciència i Tecnologia Ambiental (ICTA-UAB), Centre de Recerca Ecològica i Aplicacions Forestals (CREAF), CAEB-CSIC, CT BETA UVic, LEQUIA – UdG, Wageningen University, Asociación Española de Operadores Públicos de Agua y Saneamiento (AEOPAS), Aqua Publica Europea (APE), Associació de Municipis per l’Aigua Pública (AMAP), Cicle de l’Aigua del Ter SA (CATSA), Consorci per a la Gestió Integral d’Aigües de Catalunya (CONGIAC), Consorci de Medi Ambient i Salut Pública SIGMA, Castelló d’Empúries 2000 SA, Gestió Urbanística i Serveis Arenys de Munt SA, Aigües Municipals de Xàbia (AMJASA), EYATH SA, Observatori de l’Aigua de Terrassa (OAT), Mesa Social del Agua, European Environmental Bureau (EEB), Ingeniería Sin Fronteras (ISF), Aigua és Vida, Plataforma en Defensa de l’Ebre (PDE), Grup de Defensa del Ter (GDT), Càritas Girona,  Naturalistes de Girona, Observatori del Deute en la Globalització, European Public Services Union (EPSU), The Netherlands Trade Union Confederation (FNV), Red Agua Pública (RAP), Plataforma Contra la Privatización del Canal Isabel II, Foro Italiano dei Movimenti per l’Acqua, ENDA Colombia, Eau Secours 31, Coordination Eau Ile de France, Water Observatory Xabia, Water Observatory Terrassa, Water Observatory Girona, CEE Bankwatch Network y Polekol/Pravo na Vodu.

Contact local: eau34orange.fr

Contact général: hello@europeanwater.org

Site internet EWM

Déclaration de Pedro Arrojo, Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme à l’eau et à l’assainissement

Déclaration de l’EWM

Lettre ouverte demandant le boycott des entreprises israéliennes du secteur de l’eau

Les entreprises israéliennes de gestion de l’eau participent au génocide à Gaza

Le président de la région PACA, Renaud Muselier, reçoit mercredi 3 décembre une délégation de 10 sociétés israéliennes spécialisées dans les technologies de l’eau (voir liste ci-dessous) au Château du Tholonet, siège de la Société du Canal de Provence (SCP).

Voici le programme de cette journée organisée par Rising Sud (agence d’attractivité et de développement économique de la région PACA) avec le soutien de la région PACA et en partenariat avec la SCP et le ministère de l’Économie et de l’Industrie de l’État d’Israël :
— présentation d’entreprises et d’institutions régionales du secteur de l’eau
— sessions B2B entre entreprises israéliennes et entreprises de la région PACA
— visite du centre de télégestion de la SCP
— visite du barrage de Bimont exploité par la SCP

Le président de la République, Emmanuel Macron, a missionné en 2023 la région PACA comme « Région pilote de la planification écologique » pour l’ensemble du pays. Celle-ci a choisi de nouer des relations étroites avec les acteurs de la gestion de l’eau en Israël. Le président Muselier et son vice-président Estrosi « assument » vouloir développer encore plus ces coopérations malgré le génocide en cours à Gaza.

Un apartheid de l’eau

Israël accapare l’eau en Cisjordanie et au sud Liban depuis des décennies avec l’aide de l’ensemble des entreprises israéliennes du secteur de l’eau, à la fois publiques comme Mekorot ou privées comme Netafim. Depuis le 7 octobre 2023, Israël détruit aussi systématiquement les réseaux d’accès à l’eau à Gaza.

Un véritable apartheid de l’eau est imposé en Palestine par l’occupant, sans tenir aucun compte du droit humain fondamental à une eau salubre, à un assainissement de qualité et à une hygiène hydrique efficace. Ces crimes de guerre et contre l’humanité ont été ignorés ou minorés par la quasi-totalité de la communauté internationale et notamment les puissances occidentales.

La privation d’eau comme arme génocidaire

Israël ne tient aucun compte de l’ordonnance du 28 mars 2024 de la cour pénale internationale qui a explicitement listé les nécessités vitales : nourriture, eau, électricité, carburant, abris, vêtements, hygiène et assainissement et exigé leur rétablissement immédiat. Toutes ces infractions commises par Israël constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui doivent être réprimées.

Francesca Albanese, rapporteure spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens, a explicitement condamné l’utilisation de la soif comme arme pour « tuer des Palestiniens ». Elle décrit cette stratégie comme une « bombe silencieuse » touchant principalement les enfants.

La pénurie d’eau potable, combinée aux bombardements des stations d’épuration, force la population à consommer de l’eau saumâtre ou contaminée. Cela entraîne une propagation massive de maladies (hépatite A, maladies diarrhéiques), particulièrement dans les zones de déplacement forcé surpeuplées.

Cette politique promue par l’ensemble des dirigeants israéliens et mise en œuvre par les acteurs de la gestion de l’eau en Israël constitue la base du crime de génocide.

L’eau comme moyen de colonisation et d’expulsion des Palestiniens de Cisjordanie

Avec l’aide de l’armée, les colons israéliens saccagent les point d’eau et Mekorot, entreprise monopoliste publique, vend l’eau potable 10 à 20 fois plus cher aux Palestiniens qu’aux colons. Le prix de l’eau agricole pour les colons n’est que de 0,10 à 0,35 $ le m3. Ils bénéficient des subventions de l’État et de l’organisation sioniste mondiale (OSM).

Israël n’a pas fait « du désert un jardin » à partir de ses entreprises technologiques innovantes, mais sa politique d’apartheid, de prédation et de génocide a fait d’un jardin un désert de mort où les droits humains sont bafoués

Il n’y a aucune leçon positive à importer de ce système. Les sociétés technologiques israéliennes ne se sont développées que grâce à l’argent des subventions de l’État et de l’OSM. La réutilisation des eaux usées traitées (Réut) est de plus financée par la prédation des eaux usées palestiniennes et leur refacturation. Le sujet problématique du financement de la Réut en France ne peut pas être abordé de cette façon.

Président Muselier et vice-président Estrosi, cessez votre propagande éhontée consistant à ignorer et à blanchir les très graves infractions d’Israël et de ses entreprises. Vous représentez la région et ses citoyens. Vos menées ne nous entraîneront pas à soutenir votre complicité avec l’État génocidaire ! Annulez d’urgence cette réunion que nous condamnons !

 

Premiers signataires

Eau Bien Commun PACA
Collectif Eau Ventoux
Cad’eau
Eau et services publics 42
Eau Secours 62
Eau Secours 34
Eau Secours 31
Eau Secours Orléanais 45
Eau Bien Commun Lyon Métropole
Coordination Nationale des Associations de Consommateurs d’Eau
Collectif Solidarité Palestine Ouest Étang de Berre
Stop arming Israël 13
BDS Provence
BDSF / Urgence Palestine-Montpellier
UJFP
CCIPPP 34
Marseille Gaza Palestine
AFPS Palestine 13
Fédération CGT des Services Publics
Coordination Fédérale des Services Publics de la région PACA
Coordination Syndicale des Services Publics des Bouches-du-Rhône
Nouriati Djambae, conseillère départementale
Sébastien Barles, adjoint au maire de Marseille

 

Liste des 10 entreprises israéliennes

Israel-Water-Sector-Catalog-2025

 

Presse

La Marseillaise
Reporterre
L’Humanité

Contribution nr 108 à l’enquête publique sur l’extension de la carrière Grand-Aulas à Murles

12 novembre 2025

Monsieur le commissaire enquêteur,

je vous remercie pour les efforts que vous avez déployé pour faire connaître ce dossier en avertissant vous-même les maires des communes concernées en juillet et août 2025 et en leur donnant des consignes de publicité (Facebook, bulletin municipal, affichage, mailing…) à l’attention des habitants et entités (associations, commissions…) du périmètre concerné par cette consultation publique.

Sur la forme:

J’ai le regret de vous signifier que ces efforts ont été insuffisamment relayés tant par les élus (maires des Matelles, de Combaillaux, bureau de la CCGPSL qui avait rédigé un avis favorable avant séance) que par l’administration préfectorale (dysfonctionnements récurrents de la plate-forme digitale qui transmet aux personnes publiques associées finalement non averties (EPTB Lez-Mosson-EP et CLE, Régie des Eaux 3M…) ce qui a donné une consultation de dernière minute dans certaines communes (CM du 7 nov convoqué le 3 nov à Combaillaux, CM du 15 oct convoqué peu de temps avant aux Matelles…) et une session communautaire CCGPSL, elle aussi tardivement convoquée, au déroulement lamentable, ce qui n’est pas à la hauteur des enjeux malgré l’épais dossier de 3600 pages qui requiert un examen critique détaillé ce que les 41 élus n’ont pu faire (horsmis Murles, Viols le Fort) et une écoute attentive des inquiétudes et des critiques. On ne peut s’abriter derrière le fait que peu de personnes (4+14) viennent aux réunions publiques si elles ne sont pas avisées par leurs propres maires, premiers messagers de l’action publique. Il y a là une double faille, préfectorale et des édiles, qui porte préjudice à la qualité des débats et de l’échange de connaissances et d’informations.

Sur le fond:

– la première et principale inquiétude porte sur l’eau du karst (aquifère de calcaires fissurés, à longues failles et galeries de dissolution, forte transmissivité) du Lez et les risques de pollution associées: au delà du stockage (souvent mal suivi par les autorités en charge des ICPE, exemple de la carrière de Castries: suivi du Bore et de l’Aluminium ainsi que d’autres métaux, piézomètres défaillants… polluant le cours d’eau de la Cadoule dont la préfecture instruit finalement… le déclassement -!?-), la surface portée à +80ha et surtout l’approfondissement de 80m en plus génèrent des risques trop importants à horizon 30 ans et au delà, pour la qualité de l’eau desservant 500 000 habitants, actuellement de bonne qualité, en laissant un horizon de 30m seulement (malgré sa porosité) ce qui est bien peu sachant que le niveau PHE (Plus hautes eaux) n’est que celui qui est connu, et pas forcément le réel pouvant provoquer des zones de contact. Il va de soi que le stockage de Déchets Inertes interpelle, car ils sont constitués de deux catégories aux dires de l’ingénieur de Lafarge (2e réunion publique de Murles): inertes terre et roches, et inertes en vue de recyclage (à quel horizon ?) dont des bitumes (polluants HAP) -!?- et béton/déchets du bâtiment (a priori non amiantés). Le tri des déchets sur chantiers est toujours hasardeux et le contrôle des transporteurs souvent défaillant. Les solutions proposées (Le bouchage des fissures par du béton et de l’argile) sont très difficiles à mettre en oeuvre sur un karst soumis en plus à des tirs de mines, malgré le suivi sismologique des vibrations).

– les autres aspects préjudiciables portent sur le paysage, la poussière, le trafic routier et la biodiversité. On sait d’expérience que pour la biodiversité végétale, les stériles et autres déchets inertes sont peu « fertiles » et que les plantations même arrosées sont assez dérisoires au bout de nombreuses années de suivi (ex: Castries) laissant la reconstitution d’une biodiversité animale très aléatoire (sachant que certaines espèces menacées sont très territoriales (concurrentielles) et à faible densité, comme le Lézard ocellé, dans ces milieux de garrigues. La surface concernée et le déboisement…aggravent ce fait…

Globalement, cela montre (déjà) l’obsolescence du schéma directeur des carrières (initié il y a 20 ans mais conclu il y a qqs années, dans un contexte de croissance urbaine qui atteint déjà ses limites comme le montrent les débats sur le PLUi 3M et ses OAP) alors que la période et les enjeux changent d’ampleur et de nature (crise de la biodiversité et du climat, enjeux énergétiques qui doivent nous amener à repenser totalement notre mode de développement économique et d’artificialisation des espaces bien avant l’horizon de l’autorisation environnementale de 2056 pour cette carrière, métropole 3M et y compris pour les communes du Pic St Loup qui attendraient 30000 habitants en plus d’ici 2050).

Le modèle économique de Lafarge ne peut dissocier extraction et ISDI pour des raisons financières et de RSE ce qui est logique: Or il s’appuie sur une logique de l’offre (matériaux et déchets) que l’attractivité métropolitaine entraine mais qui affecte l’arrière-pays. Il est temps de repenser ce mode de développement à différentes échelles (ardente planification au lieu de l’actuelle planification molle à dérogations constantes) d’autant que les ressources en eau viennent à manquer tant dans les villages (Montarnaud…) que pour la ville (mélange eau du Lez avec eau BRL).

Il est donc indispensable que l’Etat réexamine les tendances et orientations avec sérieux et en toute transparence, avec des procédures efficaces (différemment conduites que dans ce cas) et avec des élus conscients, informés et non suivistes ou manipulateurs comme cela a été le cas présentement, afin que la population soit librement éclairée et consentante, et non laissée dans un jeu d’ombres comme ce fut le cas dans cette consultation.

Le préfet est invité à conduire différemment ce processus comme le laissent entendre toutes les discussions de ces 10 derniers jours (habitants) et des 3 derniers jours (pour les élus) sur les 3 mois écoulés, trop marqué de silence et d’opacité, provoquant un retournement de situation inattendu (CCGPSL 2 avis défavorables) préjudiciable à l’action publique.

Cordialement, JL Couture. Habitant de Combaillaux.

JL Couture est par ailleurs président de Mosson Coulée Verte et membre de Eau Secours 34.

Y a-t-il un risque sanitaire à boire notre eau du robinet ?

Le dimanche 25 mai 2025, Eau Secours 34 a tenu un stand au Festiv’Alter à Jacou et a présenté une animation dont l’objet était de faire le point sur la qualité de l’eau du robinet des communes de la métropole de Montpellier et d’évaluer les risques sanitaires à boire cette eau dans laquelle sont présents certains micropolluants à des concentrations variables. Le message à destination des usagers buveurs d’eau du robinet était d’une part de les convaincre que le risque de s’empoisonner en buvant l’eau du robinet des communes de la métropole de Montpellier est quasi-nul, et d’autre part de leur faire prendre conscience que le contrôle réglementaire de l’eau du robinet n’est pas parfait et qu’il doit être constamment amélioré.

Dans un premier temps et à l’aide d’une infographie, Eau Secours 34 a expliqué en quoi consiste le contrôle de l’eau destinée à la consommation humaine. Ce contrôle permet de dire si l’eau du robinet est conforme ou pas. Puis Eau Secours 34 a indiqué quelles mesures doivent être appliquées quand le contrôle diagnostique que l’eau n’est pas conforme.

Dans un deuxième temps et à l’aide de trois infographies supplémentaires, Eau Secours 34 s’est intéressé plus particulièrement à 3 micropolluants émergents que l’on peut trouver dans l’eau du robinet (PFAS, CVM, THM). Ces 3 micropolluants ont récemment fait l’objet d’articles alarmants dans la presse. Ces articles accusent les autorités sanitaires (DGS, ANSES, ARS) de mal informer les buveurs d’eau du robinet et de tarder à prendre les mesures qui s’imposent.

Lire la suite

« Festiv’Alter » dimanche 25 mai 2025 à Jacou

Eau Secours 34 est partenaire du Festiv’Alter organisé au Parc Bocaud à Jacou le 25 mai 2025 par l’association Vertueux. Eau Secours 34 tiendra un stand au village des associations, y fera une animation sur la qualité de l’eau du robinet et répondra à la question « Y a-t-il un risque sanitaire à boire l’eau de notre robinet ? ».

 

Mobilisation pour l’eau samedi 24 mai 2025 à Montpellier

L’eau est un commun à préserver et à partager !

Le samedi 24 mai, aura lieu, dans les rues de Montpellier, une mobilisation pour affirmer la nécessité et l’urgence de préserver et partager équitablement l’eau face aux projets d’accaparement et de privatisation prévus dans l’Hérault.

 Rendez-vous à 14h au jardin du Peyrou pour une déambulation festive et familiale suivie d’un forum des luttes

Face à la demande en eau qui ne fait qu’augmenter (agriculture, industrie, eau potable et tourisme), face au changement climatique qui conduit à une pluviométrie incertaine (sécheresses et inondations), face à l’aridification des territoires (drainage, destruction de zones humides), face à l’artificialisation et l’imperméabilisation galopantes des sols (infrastructures routières et ferroviaires, métropolisation, bétonisation des berges et du littoral), Face aux pollutions causées par l’industrie, l’agro-industrie et les défauts d’assainissement, qui impactent les écosystèmes et nous empoisonnent autant via les robinets (PFAS) que par les eaux en bouteille (microplastiques et PFAS), face aux modèles de gestion qui tiennent éloignés les citoyens des décisions démocratiques, il devient urgent de se mobiliser, de construire les rapports de force nécessaires pour s’opposer à ces projets mortifères et d’exiger une réelle démocratie de l’eau.

Construisons un monde à notre image, solidaire, respectueux et désirable !

L’eau est nécessaire à l’ensemble des activités humaines et des écosystèmes. C’est un commun à préserver et à partager équitablement.

Ici, dans l’Hérault, où les questions de sécheresse sont prégnantes, plusieurs projets d’aménagement du territoire et d’accaparement de ressources sont en prévision : construction de 4 bassines dans le Biterrois, réponse inadaptée du Conseil Départemental face à la crise que traverse actuellement la filière viticole, construction d’une usine d’embouteillage à Montagnac par la Compagnie Générale des Eaux de Source (Cristalline, Vichy, St-Yorre,…), construction d’une ligne grande vitesse entre Montpellier et Perpignan.

Pour que jamais ces projets n’existent, mais qu’au contraire, soient revendiquées des solutions sociales, écologiques et durables, rejoignez la Coord’Eau 34, pour une journée de mobilisation dans les rues de Montpellier… parce que quand l’eau sera privée, nous serons privés de tout !

Signataires : Coord’Eau 34, Action Justice Climat Montpellier, Alternatiba Montpellier, APRÈS 34, Arrêt du nucléaire 34, Association Œuvre d’Eau, Association Terre en Partage (Lodève), Association Veille Eau Grain, Attac Alès Cévennes, CNT 34 ESS, Comité de Montpellier des Soulèvements de la terre, Confédération Paysanne du Gard, Eau Secours 34, Eaux à Gué (BNM30), Extinction Rebellion Montpellier, Gauche Écosocialiste 34, Groupe Local Greenpeace de Montpellier, Jeunesses Anticapitalistes NPA 34, La Battante, La Carmagnole, La Pantigue, Les Écologistes de Sète, du Lunellois, du Pays de l’Or et de la Vallée de l’Hérault, Nature & Progrès Hérault, NPA-A Montpellier, PEPS Hérault (Pour une Écologie Populaire et Sociale), Solidaires Étudiant.es 34, Soulèvements de la terre Nîmes, Sea Shepherd France, SUD-Recherche Branche INRAE, Terres Vivantes en Cévennes, Union Communiste Libertaire Montpellier, Union départementale Solidaires 34

 

« Les Rencontres de l’eau » mardi 13 mai 2025 au Corum de Montpellier

« Les Rencontres de l’eau » se dérouleront le mardi 13 mai 2025 à la Salle EINSTEIN au Corum de Montpellier

Déroulé de la journée

9h00 : Accueil
9h30 : Introduction
10h00 : 1ère session
12h15 : Buffet
14h00 : 2ème session
16h00 : Conclusion

La session du matin

Conférence de M. François GEMENNE sur le thème « Comment gérer les interactions entre cycles de l’eau et dérèglements climatiques ?« , suivie d’une table ronde avec MM. Alix ROUMAGNAC (PREDICT Services), Éric SERVAT (Centre International UNESCO sur l’Eau de Montpellier – ICIREWARD) et Mme Véronique NEGRET (Montpellier Méditerranée Métropole)

La session de l’après-midi

Conférence de Mme Charlène DESCOLLONGES sur le thème de « Quelle gouvernance locale pour le partage quantitatif et qualitatif de l’eau sur notre territoire ?« , suivie d’une table ronde avec MM. Thierry RUF (IRD), Jean-Claude ARMAND (Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup), Clément GAILLARD (Freio – Design climatique) et Alexandre BRUN (Université de Montpellier Paul-Valéry)

Il est encore possible de s’inscrire aux Rencontres de l’eau car il reste encore quelques places dans la salle Einstein du Corum

Le lien pour s’inscrire

Plan d’accès à la salle Einstein du Corum