Forum Alternativo e Popolare dell’Acqua : contribution de Eau Secours 34

Le premier Forum euro-méditerranéen de l’eau, réunissant les riches, les puissants et les institutions inféodées aux grandes entreprises se tiendra à Rome du 29 septembre au 2 octobre 2026. Le Forum italien des mouvements pour l’eau organise au même moment un forum alternatif (Forum Alternativo e Popolare dell’Acqua) pour donner la parole à la société civile et aux associations d’usagers de l’eau exclues du Forum euro-méditerranéen de l’eau.

Voici la contribution écrite que Eau Secours 34 a envoyé aux organisateurs du forum alternatif et qui sera largement diffusé pendant ce forum avec d’autres contributions d’associations membres de l’European Water Movement.


Sous la pression des lobbies industriels et agricoles, la Commission européenne et l’État français affaiblissent actuellement en France la gestion publique des services liés à l’eau et les droits d’accès à l’eau, à l’assainissement et à un environnement sain.

En France, l’État a confié aux communes la production et distribution d’eau potable, l’assainissement, la distribution d’eau brute mais aussi la gestion des eaux pluviales, la gestion des milieux aquatiques et la gestion du risque d’inondation. Les communes ont le choix de la gestion publique ou privée pour ces services publics locaux.

La gestion privée s’effectue par des PPP de type contrat (appelé délégation de service public en France) ou des PPP de type institution (appelé société d’économie mixte à opération unique en France). La gestion publique s’effectue par des régies (régie à autonomie financière, régie à autonomie financière et personnalité morale) ou des sociétés publiques locales.

Avant 2010, la gestion de la production et distribution d’eau potable était très majoritairement privée sous la forme de délégation de service public (DSP). Les profits des délégataires servaient non seulement à rémunérer leurs actionnaires mais aussi à corrompre des décideurs politiques au sein du gouvernement français et des communes.

Une vague de remunicipalisation a eu lieu entre 2010 et 2020 essentiellement pour la production et distribution d’eau potable. Cette remunicipalisation a eu 2 causes : la fin de beaucoup de contrats de DSP et le transfert de la compétence des communes aux intercommunalités. Des grandes intercommunalités (Paris, Lyon, Rennes, Montpellier…) ont choisi de passer en régie plutôt que de repartir sur une DSP parce qu’une grande régie permet une mutualisation des coûts et a une fiscalité très avantageuse : les excédents budgétaires ne sont pas considérés et imposés comme des bénéfices mais sont reportés dans le budget annuel suivant en tant que recettes ; les rémunérations des actionnaires sont interdites vu qu’il n’y a pas d’actionnaires.

La remunicipalisation a été beaucoup moins forte pour les autres services publics locaux. Par exemple, la gestion des eaux pluviales urbaines qui coûte autant que l’eau potable et l’assainissement reste jusqu’à aujourd’hui très majoritairement dans les mains du privé.

Veolia, Suez et Saur ont rapidement adapté leur businesss model afin de limiter la baisse de leur chiffre d’affaires due à la remunicipalisation. Ces entreprises ont d’une part renforcé leurs offres de sous-traitance sous forme de marchés publics et d’autre part développé un business autour des services environnementaux (dépollution des milieux aquatiques, dépollution d’anciens sites miniers et industriels, dépollution de décharges de déchets toxiques). Par exemple, il a fallu 6 ans à la régie des eaux de Montpellier pour internaliser la facturation et le centre d’appels précédemment sous-traités à Veolia. La régie des eaux de Montpellier gère l’assainissement depuis 2025 mais sous-traite d’une part l’exploitation de sa principale station d’épuration à Veolia par un marché public global de performance et d’autre part la collecte des eaux usées à Veolia et Suez par d’autres marchés publics. Autre exemple, la régie Eau de Paris continue à ma connaissance à sous-traiter à Suez et à Veolia la pose et l’exploitation des compteurs à télérelève. Lorsqu’une régie sous-traite ses principales fonctions au privé, elle est qualifiée de quasi-régie. Ces dernières années, un nombre croissant de régies se sont transformées en quasi-régies et cela concerne le plus souvent de petites intercommunalités rurales.

Depuis 2020, les communes et intercommunalités sont fragilisées d’un point de vue économique, environnemental, social et sanitaire par un ensemble de réglementations françaises et européennes qui affectent leurs services publics locaux liés à l’eau : le plan eau français, la transcription dans le droit français des directives européennes eau potable et eaux résiduaires urbaines, la réforme des agences de l’eau françaises, le Critical Raw Materials Act et son application en France, la loi française d’urgence agricole, les Omnibus et le futur Water Act européens. Ces réglementations génèrent de nouvelles dépenses qui ne peuvent pas être compensées par de nouvelles recettes. De plus, lorsque des enjeux économiques s’opposent à des enjeux environnementaux, sociaux et sanitaires, l’arbitrage par les nouvelles réglementations est systématiquement en faveur des enjeux économiques et des marchés financiers. Les communes et intercommunalités étant pour la plupart d’entre elles fortement endettées ne peuvent souvent pas faire de nouveaux emprunts. Elles doivent alors rechercher des partenariats qualifiés de « symbiotiques » avec des entreprises privées comme Veolia. Le partenaire privé fait l’avance de trésorerie et se rembourse avec intérêts progressivement grâce aux factures d’eau. Les partenariats symbiotiques sont soit des PPP (contrat et institutionnel) tels que nous les connaissons soit de la sous-traitance systématique (quasi-régie etc.).

Voici quelques exemples expliquant ce processus en cours. 1er exemple : le plan Eau exige des intercommunalités qu’elles réduisent fortement le taux de fuite dans leurs réseaux de distribution d’eau potable mais ne leur apporte aucune aide financière pour le faire. Au contraire, les agences de l’eau qui redistribuaient les redevances perçues via la facture d’eau des usagers sous la forme de subventions et de prêts à taux zéro ne peuvent plus le faire. L’État prend désormais une partie des redevances des agences de l’eau pour réduire son déficit budgétaire et interdit aux agences de l’eau d’aider financièrement les services de production et distribution d’eau potable avec le reste des redevances. 2ème exemple : le coût de production d’une eau potable répondant aux critères de qualité de la directive eau potable explose. En effet, les nouveaux micropolluants (pesticides et métabolites, PFAS, CVM) introduits en 2020 dans la directive sont difficiles à éliminer même en utilisant des technologies que les entreprises privées comme Veolia ou Saur vendent très cher aux intercommunalités. Les intercommunalités préconisent de privilégier le préventif (protection des captages d’alimentation en eau potable) qui est beaucoup moins coûteux que le curatif (élimination des micropolluants durant la potabilisation). Malheureusement, la loi d’urgence agricole va avoir l’effet inverse. Cette loi autorise l’utilisation de pesticides à proximité des cours d’eau et a réduit le nombre de captages prioritaires qui bénéficient d’une aire de protection, avec pour conséquences une pollution accrue des ressources en eau et la fermeture de captages devenus non conformes pour l’alimentation en eau potable.

Le recouvrement total des coûts est le fondement économique de la directive cadre sur l’eau. En France, le recouvrement total des coûts s’exprime sous la forme « l’eau paie l’eau ». L’eau (la facture d’eau des usagers) paie l’eau (réseaux, usines de potabilisation, stations d’épuration et leur exploitation). La facture d’eau ne peut pas être la même sur l’ensemble du territoire national puisqu’elle dépend de l’état des ressources en eau et des infrastructures de chaque intercommunalité. En France mais aussi dans les autres Etats membres, le recouvrement total des coûts pose problème parce qu’il s’applique de manière totalement injuste au détriment du droit d’accès à l’eau et à l’assainissement des ménages les plus pauvres. Les usagers industriels et agricoles ont une facture d’eau beaucoup plus faible que les usagers domestiques et ont leur accès à l’eau fortement subventionnée. Par exemple, l’eau du Rhône acheminé par la société BRL est vendue plus cher à la régie des eaux de Montpellier qu’aux irrigants agricoles. De plus, L’État a tardé à autoriser le versement eau solidaire aux ménages les plus démunis dans le cadre de la tarification éco-solidaire, et ce versement est de toute façon insuffisant face à l’augmentation inéluctable de la facture d’eau des ménages.

Au final, la situation ne peut que s’aggraver et conduire à une crise de l’eau et à des conflits d’usage généralisés avec le changement climatique.

Eau Secours 34
Membre de l’European Water Movement et de FNE Occitanie Méditerranée

La pollution des sols et des eaux par le cadmium : un problème de santé publique

Le 24 mars 2026, une nouvelle étude de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) confirmait les résultats de plusieurs études d’origines diverses publiées ces dernières années : les français de toute tranche d’âge sont de plus en plus exposés au cadmium, un métal lourd extrêmement toxique, et ils l’accumulent dans leur organisme à des concentrations sans précédent. La France est avec l’Irlande et la Pologne le pays de l’Union européenne où ces concentrations sont les plus élevées.

La toxicité du cadmium

Le cadmium est à la fois cancérigène et reprotoxique. Il est impliqué dans les maladies cardiovasculaires et les inflammations hépatiques, ainsi que dans la survenue de cancers du rein, de la vessie et de la prostate. Il est associé à des troubles de la fertilité, tant chez l’homme que chez la femme. Il est également soupçonné de contribuer à la forte hausse de l’incidence du cancer du pancréas observée en France (entre 3 et 4 fois supérieure à la moyenne européenne).

La pollution de l’environnement par le cadmium

Le cadmium est naturellement présent dans la croûte terrestre à l’état de traces. Mais l’agriculture et l’industrie ont entraîné son accumulation dans les sols et les eaux : l’agriculture par l’utilisation d’engrais phosphatés et les effluents d’élevage, l’industrie par les rejets et déchets de la métallurgie, de la production de batteries ou de plastiques, de l’extraction minière… A cela il faut ajouter la libération de cadmium dans l’eau par la corrosion de canalisations en acier galvanisé vieillissantes. Le cadmium est présent dans l’air uniquement sous forme particulaire (oxyde et sels de cadmium). Le cadmium à l’état métallique n’est pas soluble dans l’eau mais ses sels le sont plus ou moins; il est relativement mobile dans les milieux aquatiques sous forme de cations hydratés ou de complexes organiques ou inorganiques.

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Le mouvement européen de l’eau demande le maintien de la directive cadre sur l’eau après l’annonce de sa révision par la Commission européenne

Le Mouvement européen de l’eau (EWM) met en garde contre les conséquences négatives de la révision de la directive cadre sur l’eau annoncée par la Commission européenne le 10 décembre 2025 lors de la conférence de presse sur le paquet omnibus environnemental.

Le week-end dernier, du 5 au 7 décembre, Gérone a accueilli la réunion annuelle de l’EWM. L’un des objectifs était d’analyser les propositions visant à déréglementer les cadres légaux de l’Union européenne en matière de gestion de l’eau, tant en termes de dérogations que de financement.

« Sans ce cadre juridique commun, toute garantie du bon état écologique et chimique des masses d’eau de l’Union européenne disparaît », avertissent les membres de l’EWM. La directive cadre sur l’eau (DCE) est le pilier essentiel de toute la politique européenne de l’eau, c’est pourquoi ils appellent les députés européens à défendre le règlement et ses normes actuelles.

L’EWM dénonce la dérive de la Commission européenne, qui « cède aux lobbies miniers et industriels dont les intérêts particuliers menacent le droit à un environnement sain et la santé publique de toutes et tous les européen.nes ». Les organisations soulignent que la Commission européenne a réaffirmé à plusieurs reprises son soutien au droit humain à l’eau et à l’assainissement, à la suite des près de 2 millions de citoyens qui ont soutenu la première initiative citoyenne européenne (ICE Right2Water) appelant à la reconnaissance du droit à l’eau.

Ces déclarations font suite à celles de la Commissaire européenne chargée de l’environnement, de l’eau et de l’économie circulaire, Jessika Roswall, qui a déclaré la semaine dernière que la révision de la Directive cadre sur l’eau répondait à l’objectif de faciliter l’ouverture de mines sur le territoire européen afin de mettre fin à la dépendance vis-à-vis de la Chine et des États-Unis. Elle vise également à accélérer les projets considérés comme stratégiques pour la Commission, tels que les centres de données.

L’EWM établit un lien entre le backlash environnemental orchestré par la Commission européenne et son plan de réarmement et son projet apparent de compétitivité dans la course mondiale pour dominer les secteurs industriels technologiques tels que l’intelligence artificielle. « Il convient de rappeler que la conséquente consommation d’eau et d’énergie de l’IA est encore inconnue, ce qui devrait dissuader la Commission européenne de supprimer les procédures d’évaluation et d’impact environnementaux, en particulier dans les régions du monde touchées par une pénurie d’eau permanente », dénoncent les membres de l’EWM.

La révision potentielle de la DCE intervient quelques années seulement après que la CE ait procédé à une évaluation de la directive, concluant qu’elle était adéquate pour atteindre les objectifs communs de protection de l’eau et de la santé.

Des organisations d’Espagne, de France, d’Italie, des Pays-Bas, d’Allemagne, de Grèce, de Bosnie-Herzégovine, de Belgique et de Serbie se sont réunies et ont convenu de donner la priorité à la protection de la Directive cadre sur l’eau pour 2026. Parmi les participants figuraient des opérateurs publics, des administrations locales et le Rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’eau potable et à l’assainissement.

Ayuntamiento de Girona, Diputación de Barcelona, Ayuntamiento del Masnou, Ayuntamiento de Torelló, Ayuntamiento de Viladrau, Institut Català de Recerca en Aigua (ICRA), Institut de Ciència i Tecnologia Ambiental (ICTA-UAB), Centre de Recerca Ecològica i Aplicacions Forestals (CREAF), CAEB-CSIC, CT BETA UVic, LEQUIA – UdG, Wageningen University, Asociación Española de Operadores Públicos de Agua y Saneamiento (AEOPAS), Aqua Publica Europea (APE), Associació de Municipis per l’Aigua Pública (AMAP), Cicle de l’Aigua del Ter SA (CATSA), Consorci per a la Gestió Integral d’Aigües de Catalunya (CONGIAC), Consorci de Medi Ambient i Salut Pública SIGMA, Castelló d’Empúries 2000 SA, Gestió Urbanística i Serveis Arenys de Munt SA, Aigües Municipals de Xàbia (AMJASA), EYATH SA, Observatori de l’Aigua de Terrassa (OAT), Mesa Social del Agua, European Environmental Bureau (EEB), Ingeniería Sin Fronteras (ISF), Aigua és Vida, Plataforma en Defensa de l’Ebre (PDE), Grup de Defensa del Ter (GDT), Càritas Girona,  Naturalistes de Girona, Observatori del Deute en la Globalització, European Public Services Union (EPSU), The Netherlands Trade Union Confederation (FNV), Red Agua Pública (RAP), Plataforma Contra la Privatización del Canal Isabel II, Foro Italiano dei Movimenti per l’Acqua, ENDA Colombia, Eau Secours 31, Coordination Eau Ile de France, Water Observatory Xabia, Water Observatory Terrassa, Water Observatory Girona, CEE Bankwatch Network y Polekol/Pravo na Vodu.

Contact local: eau34@orange.fr

Contact général: hello@europeanwater.org

Site internet EWM

Déclaration de Pedro Arrojo, Rapporteur spécial des Nations unies sur les droits de l’homme à l’eau et à l’assainissement

Déclaration de l’EWM

Lettre ouverte demandant le boycott des entreprises israéliennes du secteur de l’eau

Les entreprises israéliennes de gestion de l’eau participent au génocide à Gaza

Le président de la région PACA, Renaud Muselier, reçoit mercredi 3 décembre une délégation de 10 sociétés israéliennes spécialisées dans les technologies de l’eau (voir liste ci-dessous) au Château du Tholonet, siège de la Société du Canal de Provence (SCP).

Voici le programme de cette journée organisée par Rising Sud (agence d’attractivité et de développement économique de la région PACA) avec le soutien de la région PACA et en partenariat avec la SCP et le ministère de l’Économie et de l’Industrie de l’État d’Israël :
— présentation d’entreprises et d’institutions régionales du secteur de l’eau
— sessions B2B entre entreprises israéliennes et entreprises de la région PACA
— visite du centre de télégestion de la SCP
— visite du barrage de Bimont exploité par la SCP

Le président de la République, Emmanuel Macron, a missionné en 2023 la région PACA comme « Région pilote de la planification écologique » pour l’ensemble du pays. Celle-ci a choisi de nouer des relations étroites avec les acteurs de la gestion de l’eau en Israël. Le président Muselier et son vice-président Estrosi « assument » vouloir développer encore plus ces coopérations malgré le génocide en cours à Gaza.

Un apartheid de l’eau

Israël accapare l’eau en Cisjordanie et au sud Liban depuis des décennies avec l’aide de l’ensemble des entreprises israéliennes du secteur de l’eau, à la fois publiques comme Mekorot ou privées comme Netafim. Depuis le 7 octobre 2023, Israël détruit aussi systématiquement les réseaux d’accès à l’eau à Gaza.

Un véritable apartheid de l’eau est imposé en Palestine par l’occupant, sans tenir aucun compte du droit humain fondamental à une eau salubre, à un assainissement de qualité et à une hygiène hydrique efficace. Ces crimes de guerre et contre l’humanité ont été ignorés ou minorés par la quasi-totalité de la communauté internationale et notamment les puissances occidentales.

La privation d’eau comme arme génocidaire

Israël ne tient aucun compte de l’ordonnance du 28 mars 2024 de la cour pénale internationale qui a explicitement listé les nécessités vitales : nourriture, eau, électricité, carburant, abris, vêtements, hygiène et assainissement et exigé leur rétablissement immédiat. Toutes ces infractions commises par Israël constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité qui doivent être réprimées.

Francesca Albanese, rapporteure spéciale de l’ONU sur les territoires palestiniens, a explicitement condamné l’utilisation de la soif comme arme pour « tuer des Palestiniens ». Elle décrit cette stratégie comme une « bombe silencieuse » touchant principalement les enfants.

La pénurie d’eau potable, combinée aux bombardements des stations d’épuration, force la population à consommer de l’eau saumâtre ou contaminée. Cela entraîne une propagation massive de maladies (hépatite A, maladies diarrhéiques), particulièrement dans les zones de déplacement forcé surpeuplées.

Cette politique promue par l’ensemble des dirigeants israéliens et mise en œuvre par les acteurs de la gestion de l’eau en Israël constitue la base du crime de génocide.

L’eau comme moyen de colonisation et d’expulsion des Palestiniens de Cisjordanie

Avec l’aide de l’armée, les colons israéliens saccagent les point d’eau et Mekorot, entreprise monopoliste publique, vend l’eau potable 10 à 20 fois plus cher aux Palestiniens qu’aux colons. Le prix de l’eau agricole pour les colons n’est que de 0,10 à 0,35 $ le m3. Ils bénéficient des subventions de l’État et de l’organisation sioniste mondiale (OSM).

Israël n’a pas fait « du désert un jardin » à partir de ses entreprises technologiques innovantes, mais sa politique d’apartheid, de prédation et de génocide a fait d’un jardin un désert de mort où les droits humains sont bafoués

Il n’y a aucune leçon positive à importer de ce système. Les sociétés technologiques israéliennes ne se sont développées que grâce à l’argent des subventions de l’État et de l’OSM. La réutilisation des eaux usées traitées (Réut) est de plus financée par la prédation des eaux usées palestiniennes et leur refacturation. Le sujet problématique du financement de la Réut en France ne peut pas être abordé de cette façon.

Président Muselier et vice-président Estrosi, cessez votre propagande éhontée consistant à ignorer et à blanchir les très graves infractions d’Israël et de ses entreprises. Vous représentez la région et ses citoyens. Vos menées ne nous entraîneront pas à soutenir votre complicité avec l’État génocidaire ! Annulez d’urgence cette réunion que nous condamnons !

 

Premiers signataires

Eau Bien Commun PACA
Collectif Eau Ventoux
Cad’eau
Eau et services publics 42
Eau Secours 62
Eau Secours 34
Eau Secours 31
Eau Secours Orléanais 45
Eau Bien Commun Lyon Métropole
Coordination Nationale des Associations de Consommateurs d’Eau
Collectif Solidarité Palestine Ouest Étang de Berre
Stop arming Israël 13
BDS Provence
BDSF / Urgence Palestine-Montpellier
UJFP
CCIPPP 34
Marseille Gaza Palestine
AFPS Palestine 13
Fédération CGT des Services Publics
Coordination Fédérale des Services Publics de la région PACA
Coordination Syndicale des Services Publics des Bouches-du-Rhône
Nouriati Djambae, conseillère départementale
Sébastien Barles, adjoint au maire de Marseille

 

Liste des 10 entreprises israéliennes

 

Presse

La Marseillaise
Reporterre
L’Humanité

Y a-t-il un risque sanitaire à boire notre eau du robinet ?

Le dimanche 25 mai 2025, Eau Secours 34 a tenu un stand au Festiv’Alter à Jacou et a présenté une animation dont l’objet était de faire le point sur la qualité de l’eau du robinet des communes de la métropole de Montpellier et d’évaluer les risques sanitaires à boire cette eau dans laquelle sont présents certains micropolluants à des concentrations variables. Le message à destination des usagers buveurs d’eau du robinet était d’une part de les convaincre que le risque de s’empoisonner en buvant l’eau du robinet des communes de la métropole de Montpellier est quasi-nul, et d’autre part de leur faire prendre conscience que le contrôle réglementaire de l’eau du robinet n’est pas parfait et qu’il doit être constamment amélioré.

Dans un premier temps et à l’aide d’une infographie, Eau Secours 34 a expliqué en quoi consiste le contrôle de l’eau destinée à la consommation humaine. Ce contrôle permet de dire si l’eau du robinet est conforme ou pas. Puis Eau Secours 34 a indiqué quelles mesures doivent être appliquées quand le contrôle diagnostique que l’eau n’est pas conforme.

Dans un deuxième temps et à l’aide de trois infographies supplémentaires, Eau Secours 34 s’est intéressé plus particulièrement à 3 micropolluants émergents que l’on peut trouver dans l’eau du robinet (PFAS, CVM, THM). Ces 3 micropolluants ont récemment fait l’objet d’articles alarmants dans la presse. Ces articles accusent les autorités sanitaires (DGS, ANSES, ARS) de mal informer les buveurs d’eau du robinet et de tarder à prendre les mesures qui s’imposent.

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« Festiv’Alter » dimanche 25 mai 2025 à Jacou

Eau Secours 34 est partenaire du Festiv’Alter organisé au Parc Bocaud à Jacou le 25 mai 2025 par l’association Vertueux. Eau Secours 34 tiendra un stand au village des associations, y fera une animation sur la qualité de l’eau du robinet et répondra à la question « Y a-t-il un risque sanitaire à boire l’eau de notre robinet ? ».

 

Mobilisation pour l’eau samedi 24 mai 2025 à Montpellier

L’eau est un commun à préserver et à partager !

Le samedi 24 mai, aura lieu, dans les rues de Montpellier, une mobilisation pour affirmer la nécessité et l’urgence de préserver et partager équitablement l’eau face aux projets d’accaparement et de privatisation prévus dans l’Hérault.

 Rendez-vous à 14h au jardin du Peyrou pour une déambulation festive et familiale suivie d’un forum des luttes

Face à la demande en eau qui ne fait qu’augmenter (agriculture, industrie, eau potable et tourisme), face au changement climatique qui conduit à une pluviométrie incertaine (sécheresses et inondations), face à l’aridification des territoires (drainage, destruction de zones humides), face à l’artificialisation et l’imperméabilisation galopantes des sols (infrastructures routières et ferroviaires, métropolisation, bétonisation des berges et du littoral), Face aux pollutions causées par l’industrie, l’agro-industrie et les défauts d’assainissement, qui impactent les écosystèmes et nous empoisonnent autant via les robinets (PFAS) que par les eaux en bouteille (microplastiques et PFAS), face aux modèles de gestion qui tiennent éloignés les citoyens des décisions démocratiques, il devient urgent de se mobiliser, de construire les rapports de force nécessaires pour s’opposer à ces projets mortifères et d’exiger une réelle démocratie de l’eau.

Construisons un monde à notre image, solidaire, respectueux et désirable !

L’eau est nécessaire à l’ensemble des activités humaines et des écosystèmes. C’est un commun à préserver et à partager équitablement.

Ici, dans l’Hérault, où les questions de sécheresse sont prégnantes, plusieurs projets d’aménagement du territoire et d’accaparement de ressources sont en prévision : construction de 4 bassines dans le Biterrois, réponse inadaptée du Conseil Départemental face à la crise que traverse actuellement la filière viticole, construction d’une usine d’embouteillage à Montagnac par la Compagnie Générale des Eaux de Source (Cristalline, Vichy, St-Yorre,…), construction d’une ligne grande vitesse entre Montpellier et Perpignan.

Pour que jamais ces projets n’existent, mais qu’au contraire, soient revendiquées des solutions sociales, écologiques et durables, rejoignez la Coord’Eau 34, pour une journée de mobilisation dans les rues de Montpellier… parce que quand l’eau sera privée, nous serons privés de tout !

Signataires : Coord’Eau 34, Action Justice Climat Montpellier, Alternatiba Montpellier, APRÈS 34, Arrêt du nucléaire 34, Association Œuvre d’Eau, Association Terre en Partage (Lodève), Association Veille Eau Grain, Attac Alès Cévennes, CNT 34 ESS, Comité de Montpellier des Soulèvements de la terre, Confédération Paysanne du Gard, Eau Secours 34, Eaux à Gué (BNM30), Extinction Rebellion Montpellier, Gauche Écosocialiste 34, Groupe Local Greenpeace de Montpellier, Jeunesses Anticapitalistes NPA 34, La Battante, La Carmagnole, La Pantigue, Les Écologistes de Sète, du Lunellois, du Pays de l’Or et de la Vallée de l’Hérault, Nature & Progrès Hérault, NPA-A Montpellier, PEPS Hérault (Pour une Écologie Populaire et Sociale), Solidaires Étudiant.es 34, Soulèvements de la terre Nîmes, Sea Shepherd France, SUD-Recherche Branche INRAE, Terres Vivantes en Cévennes, Union Communiste Libertaire Montpellier, Union départementale Solidaires 34

 

« Les Rencontres de l’eau » mardi 13 mai 2025 au Corum de Montpellier

« Les Rencontres de l’eau » se dérouleront le mardi 13 mai 2025 à la Salle EINSTEIN au Corum de Montpellier

Déroulé de la journée

9h00 : Accueil
9h30 : Introduction
10h00 : 1ère session
12h15 : Buffet
14h00 : 2ème session
16h00 : Conclusion

La session du matin

Conférence de M. François GEMENNE sur le thème « Comment gérer les interactions entre cycles de l’eau et dérèglements climatiques ?« , suivie d’une table ronde avec MM. Alix ROUMAGNAC (PREDICT Services), Éric SERVAT (Centre International UNESCO sur l’Eau de Montpellier – ICIREWARD) et Mme Véronique NEGRET (Montpellier Méditerranée Métropole)

La session de l’après-midi

Conférence de Mme Charlène DESCOLLONGES sur le thème de « Quelle gouvernance locale pour le partage quantitatif et qualitatif de l’eau sur notre territoire ?« , suivie d’une table ronde avec MM. Thierry RUF (IRD), Jean-Claude ARMAND (Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup), Clément GAILLARD (Freio – Design climatique) et Alexandre BRUN (Université de Montpellier Paul-Valéry)

Il est encore possible de s’inscrire aux Rencontres de l’eau car il reste encore quelques places dans la salle Einstein du Corum

Le lien pour s’inscrire

Plan d’accès à la salle Einstein du Corum