Municipales 2026 : Questionnaire sur la future politique de l’eau soumis aux listes électorales

1/ Soutenez-vous un versement eau solidaire aux ménages de vos communes identifiés par la CAF comme ayant des revenus si faibles qu’ils engendrent des difficultés à payer leur facture d’eau ?

Contexte : La tarification de l’eau doit être à la fois écologique et sociale. Toutes les études montrent que le versement eau solidaire impliquant la caisse des allocations familiales (CAF) est le mécanisme le plus juste de tarification sociale. A la différence des premiers m³ cubes d’eau gratuite, il tient compte de la composition du ménage et s’applique même en absence de compteur individuel. Les obstacles réglementaires à ce versement viennent d’être levés et les régies des eaux de la communauté urbaine de Bordeaux, du Grand Lyon et de Montpellier Méditerranée Métropole vont effectuer ce versement en début d’année 2026 au plus tard. Par conséquent, la question ci-dessus concerne plus particulièrement les communes de Montpellier Méditerranée Métropole dépendant du Syndicat Bas Languedoc et du Syndicat Garrigue Campagne pour leur accès à l’eau potable. La tarification sociale est d’autant plus nécessaire que la facture d’eau ne peut qu’augmenter dans les années qui viennent.

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2/ Souhaitez-vous que prenne fin dès que possible la sous-traitance au privé d’une partie des activités de collecte et de traitement des eaux usées de la régie des eaux de Montpellier Méditerranée Métropole ?

Contexte : Les contrats de délégation de service public (DSP) pour la collecte et le traitement des eaux usées des secteurs Est, Ouest et Centre expirant fin 2024, Montpellier Méditerranée Métropole a décidé de confier la gestion de l’assainissement à sa régie des eaux plutôt que de négocier de nouveaux contrats de DSP. Mais pour des raisons à la fois techniques et économiques, la régie a du passer des marchés de prestations de service à Veolia pour le secteur Centre et à Suez pour les secteurs Est et Ouest. Ces marchés de prestation de services entreront en vigueur le 1er janvier 2026 ; ils dureront 4 ans et seront renouvelables 3 fois un an maximum. A ces marchés de prestations de services s’ajoute le marché global de performance pour la modernisation/extension de Maera. La régie doit impérativement mettre à profit ces 4 à 7 années pour monter en compétence technique et inscrire dans son budget annexe les investissements nécessaires pour l’acquisition de matériel et l’embauche de personnel. Si rien n’est fait pendant cette période, la régie n’aura pas d’autre solution que de passer de nouveaux contrats de prestations de service. La régie des eaux de Montpellier Méditerranée Métropole a été créée en 2015, sous la forme d’une régie à autonomie financière et personnalité morale, pour assurer le service de production/distribution d’eau potable de 14 communes à la place d’entreprises privées dont les contrats de DSP se terminaient cette année-là. La régie a du sous-traiter quelques activités auprès de l’ancien délégataire Veolia, mais son conseil d’administration s’était engagé à internaliser dès que possible ces activités. Cette internalisation, achevée totalement en 2025, a amélioré le service aux usagers tout en diminuant les coûts d’exploitation.

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3/ Approuvez-vous que d’une part soient effectuées des analyses plus fréquentes des micropolluants émergents dans l’eau et d’un plus grand nombre de molécules que ce qu’exigent les réglementations européenne et française, et que d’autre part les usagers de vos communes soient mieux et plus souvent informés de la qualité de l’eau du robinet qui en découle ?

Contexte : La révision de la directive européenne relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine a été adoptée en 2020. Parallèlement, la liste des paramètres chimiques à suivre dans les eaux brutes et distribuées a été mise à jour et elle le sera ensuite au moins tous les 6 ans pour tenir compte de l’évolution des connaissances et des produits chimiques commercialisés. Cette mise à jour concerne plus particulièrement les pesticides et leurs métabolites, le chlorure de vinyle monomère (CVM), et les substances perfluoroalkylées et polyfluoroalkylées (PFAS). Des campagnes de mesure de ces micropolluants dans l’eau ont été effectuées de 2023 à 2025 sous l’égide de l’ANSES impliquant les agences régionales de santé (ARS) et les personnes responsables de la production et de la distribution de l’eau (PRPDE). Les pesticides et métabolites analysés sont indétectables dans l’eau distribuée en sortie des usines de potabilisation d’Arago et de Valedeau bien que l’eau du Rhône en entrée de Valedeau en contienne, ce qui signifie que le traitement de l’eau par cette usine est performant ; ce n’est pas le cas des usines de potabilisation de Vauguières et de Fabrègues dont l’eau distribuée à Lattes et Pérols pour la première et à Castries pour la seconde contient autant de pesticides et métabolites que dans l’eau brute. Cependant, toutes les concentrations sont inférieures à la limite de qualité (LQ) et n’entraînent donc pas de non conformité de l’eau potable. Les canalisations en PVC fabriquées avant 1980 relarguent du CVM (cancérigène certain pour l’homme) dans l’eau du réseau de distribution. Cela concerne surtout les petites communes rurales dont l’accès à l’eau potable s’effectue par de longues canalisations vieillissantes. Le CVM est détecté dans l’eau potable à Lattes, Villeneuve-lès-Maguelone, Fabrègues, Murviel-lès-Montpellier, Le Crès, Vendargues, Grabels (centre), à des concentrations inférieures à la limite de qualité ; seule la commune de Sauteyrargues appartenant à la CCGPSL a une eau potable dont la concentration en CVM dépasse la limite de qualité (la LQ pour le CVM est fixée à 0,5 µ/L). Le seul moyen de supprimer le relargage du CVM est de renouveler les canalisations incriminées ce qui a un coût non négligeable pour le PRPDE. La concentration de la somme des 20 PFAS analysées est à la limite du seuil de détection dans l’eau de la source du Lez à l’entrée de l’usine de potabilisation d’Arago, de environ 0,025 µ/L dans l’eau du Rhône en entrée de l’usine de potabilisation de Valedeau, et de respectivement 0,095 et 0,13 µ/L dans les forages 1 et 2 du Flès (Villeneuve-lès-Maguelone) avant dilution (la LQ pour les eaux brutes est fixée à 2 µ/L). Les 20 PFAS sont indétectables dans l’eau distribuée en sortie des usines de potabilisation d’Arago et de Valedeau bien que l’eau du Rhône en entrée de Valedeau en contienne, ce qui signifie que le traitement de l’eau (adsorption sur charbon actif) par cette usine est performant ; ce n’est pas le cas des usines de potabilisation de Vauguières et de Fabrègues dont l’eau distribuée contient autant de PFAS que l’eau du Rhône. Par conséquent, il n’est pas surprenant que l’eau du robinet de Fabrègues, Saussan, Pérols, Lattes (Boirargues), Saint-Brès, produite à partir d’eau du Rhône ainsi qu’à Villeneuve-lès-Maguelonec, contienne des PFAS a des concentrations non négligeables bien qu’en dessous de la limite de qualité (la LQ pour l’eau potable est fixée à 0,1 µ/L). L’absence de non conformité chimique dans l’eau potable distribuée dans les communes de la métropole ne doit pas conduire les PRPDE à relâcher leurs efforts et cela pour plusieurs raisons : la pollution diffuse des eaux superficielles et souterraines par les pesticides et métabolites ainsi que par les PFAS va continuer et d’autant plus avec l’adoption prochaine des paquets Omnibus 6 et 10 ; les limites de qualité et les valeurs seuil sanitaires ne prennent pas en compte les effets cocktail et « la dose ne fait pas le poison » des perturbateurs endocriniens. Les PRPDE doivent renouveler le plus rapidement possible les canalisations relarguant du CVM, ne pas réduire la fréquence des analyses, ajouter éventuellement d’autres PFAS et pesticides et métabolites à contrôler, continuer à tester et à améliorer l’efficacité du traitement de l’eau dans leurs usines de potabilisation. L’ARS envoie aux usagers une ou deux fois par an un court résumé indiquant le taux de conformité de leur eau potable ; c’est insuffisant et ne rassure pas du tout les usagers. Nous proposons que les communes publient régulièrement sous une forme « lisible » les résultats des campagnes de mesure que leur communiqueraient les PRPDE. Notons enfin que la régie des eaux de Montpellier Méditerranée Métropole a entrepris de sa propre initiative de faire plusieurs analyses en 2025 qui ont permis de quantifier la présence du TFA (acide trifluoroacétique) dans l’eau du Rhône en entrée de l’usine de potabilisation de Valedeau. Le TFA est présent à 1,5 µg/L alors que sa référence de qualité (RQ) est de 10 µg/L. Or, l’ANSES considère depuis peu que le TFA est un PFAS « préoccupant » comme les 20 PFAS actuellement contrôlés et va estimer (probablement à la baisse) sa valeur de qualité (LQ à la place de RQ) et sa valeur sanitaire. Le TFA étant quasi-impossible à éliminer dans l’eau potable, les analyses réglementaires qui seront réalisées en 2026 risquent de faire apparaître des non conformités dans l’eau potable produite à partir d’eau du Rhône.

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4/ Etes-vous favorable à la création d’un observatoire de l’eau regroupant élus, institutionnels, experts, associations pour réfléchir et faire des propositions sur la politique de l’eau de la métropole de Montpellier, et à lui associer un forum d’échange et de sensibilisation avec les habitants ?

Contexte : Le 20 mars 2017, Philippe Saurel, maire de Montpellier et président de la métropole, inaµurait en grande pompe l’Observatoire Montpellier Métropole de l’eau (OMME) dont la logistique devait être assurée par les services administratifs de la métropole ; un décret en fixait sa composition, sur le modèle de l’Observatoire Parisien de l’Eau. Sous l’impulsion du président de l’OMME, ancien directeur régional de l’agence de l’eau RMC, des groupes de travail sur le petit cycle de l’eau (eau potable, eau brute, eaux usées) et sur la préservation de la ressource se mettaient alors en place, avec pour objectif d’émettre des avis consultatifs (sollicités ou non) sur la politique de l’eau de Montpellier Méditerranée Métropole. Mais pour des raisons selon nous injustifiables, Philippe Saurel supprimait l’OMME moins d’un an après sa création. Lors des élections municipales qui ont suivi, Eau Secours 34 envoyait un questionnaire à un certain nombre de listes électorales dont une question concernée la création d’un nouvel observatoire de l’eau. L’ensemble des futurs maires ayant répondu au questionnaire se prononçaient en faveur de cette création, notamment René Revol, maire de Grabels, qui allait devenir président de la régie des eaux et vice-président en charge de l’eau et de l’assainissement de la métropole. Nous pensions à tort que l’observatoire serait créé en cours de mandat. Ne voyant rien venir et sur le conseil de René Revol, nous avons alors envoyé une lettre à Michael Delafosse avec copie à Anne Madziarski, responsable eau des services métropolitains, René Revol et Véronique Négret, respectivement vice-présidents en charge de eau et assainissement et de la GEMAPI. Dans cette lettre, nous expliquions l’intérêt d’élargir les sujets abordés au grand cycle de l’eau (milieux aquatiques, inondations) et à la gestion des eaux pluviales urbaines, en y associant les habitants. Nous affirmions qu’il ne fallait pas craindre que l’observatoire soit utilisé pour dénigrer la politique de l’eau de la métropole mais qu’il sera au contraire « un espace de dialogue apaisé avec les habitants sur un sujet, l’eau, dont la gestion intégrée va être de plus en plus difficile dans un territoire subissant à la fois le changement climatique et des pressions anthropiques importantes ». Nous n’avons reçu à ce jour aucune réponse.

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5/ Pensez-vous qu’il faille protéger davantage les eaux souterraines et les aires d’alimentation de captage qui subissent déjà les impacts négatifs à la fois quantitatif et qualitatif d’aménagements urbains, d’exploitations agricoles et de sites industriels dont les autorisations environnementales ont été accordées à la légère ?

Contexte : Les eaux souterraines sont de plus en plus polluées (majoritairement par les pesticides) et surexploitées (notamment pour irriguer) et se rechargent de moins en moins du fait d’une imperméabilisation croissante des sols. Il en découle une fermeture progressive des captages d’alimentation en eau potable des communes de Montpellier Méditerranée Métropole. Ainsi la régie des eaux de 3M a du arrêter l’exploitation du captage Garrigues-Basses à Sussargues en 2018, du captage du Fescau à Montferrier en 2021, du captage du Stade à Saint Brès en 2023. En 2024, la résurgence karstique de la source du Lez fournissait environ 85% de l’eau brute utilisée pour produire de l’eau potable, l’eau du Rhône environ 15% et les 5 autres captages restants moins de 1 %. Il est donc crucial pour l’alimentation en eau potable du territoire de protéger la source du Lez et son aire d’alimentation de captage des pollutions diffuses et accidentelles et des prélèvements excessifs et illégaux. L’autorisation accordée à Lafarge d’étendre la carrière de Murles est de ce point de vue complètement irresponsable. La protection des eaux souterraines est également indispensable pour que les cours d’eau en zone urbaine qui sont en relation avec les nappes dans leurs lits mineur et majeur soient dans le meilleur état possible. Pour cela, le PLUi de Montpellier Méditerranée Métropole interdit la construction de caves et parkings souterrains qui entraînerait un rabattement de nappe. Pour autant, des permis de construire avec construction de caves et parkings souterrains sont accordés comme par le passé malgré le risque probable de rabattement de nappe.

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6/ Pensez-vous qu’il faille urbaniser différemment en prenant mieux en compte le risque d’inondation par débordement des cours d’eau, remontée de nappes et ruissellement des eaux pluviales sur des sols de plus en plus imperméabilisés, et pour cela commencer à vraiment désimperméabiliser là où c’est possible ?

Contexte : Le territoire métropolitain subit régulièrement des pluies brèves et intenses appelées épisodes cévenols ou méditerranéens. Ces pluies violentes provoquent des inondations par débordement des cours d’eau, remontée de nappes et ruissellement des eaux pluviales qui peuvent parfois avoir des conséquences dramatiques. Ces inondations causent de plus en plus de dégâts non pas parce que les épisodes cévenols deviennent plus violents mais parce que l’imperméabilisation croissante des sols augmente le ruissellement des eaux pluviales. Il est donc indispensable d’améliorer la gestion des eaux pluviales urbaines et même d’en changer les pratiques pour réduire le risque d’inondation. Ainsi beaucoup d’habitations déversent leurs eaux pluviales dans le réseau de collecte des eaux usées et non pas dans celui des eaux pluviales ; ces eaux pluviales dites « parasites » ainsi que les réseaux unitaires sont à l’origine du rejet des eaux usées non traitées dans les cours d’eau en amont des stations d’épuration lors d’épisodes pluvieux importants (bypass). Afin de limiter le nombre de bypass, la régie des eaux demande depuis peu aux propriétaires de vérifier les branchements eaux pluviales et eaux usées de leurs habitations. La suppression des eaux parasites, la construction de bassins de rétention des eaux de ruissellement raccordés au réseau de collecte des eaux pluviales, et la transformation du réseau unitaire en réseaux séparatifs n’empêcheront pas le déversement d’eaux pluviales plus ou moins polluées dans les cours d’eau par lessivage des sols. L’infiltration à la parcelle couplée à la déconnexion du réseau de collecte des eaux pluviales offre une alternative intéressante au tout réseau, sauf que cela n’est pas possible partout pour des raisons techniques et économiques ou par manque de foncier. Montpellier Méditerranée Métropole communique beaucoup sur sa démarche d’infiltration à la parcelle et la cite dans le Projet d’Aménagement et de Développement Durable (PADD) de son PLUi, alors que les exemples d’infiltration à la parcelle sont rares sur son territoire : quelques cours d’école, quelques parkings et espaces verts. Pour que l’infiltration à la parcelle devienne une réalité, il faut que la métropole et ses communes désimperméabilisent partout où c’est possible. Mais tout cela ne servirait à rien si la métropole ne changeait pas en parallèle sa politique d’aménagement urbain et notamment la construction de logements liés à la croissance démographique. Les logements à construire en priorité devraient être des logements sociaux et des logements accessibles à des ménages aux revenus modestes qui sont majoritaires sur son territoire. De plus, « construire la ville sur la ville » en densifiant à outrance peut conduire à une ville invivable face au changement climatique ; nous proposons pour éviter cela de limiter la hauteur et le nombre d’étages des futurs immeubles. Enfin, il faut selon nous ne pas construire des logements dans des secteurs où le risque d’inondation est important et où le manque de ressources en eau rend difficile l’accès à l’eau potable.

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Mobilisation pour l’eau samedi 24 mai 2025 à Montpellier

L’eau est un commun à préserver et à partager !

Le samedi 24 mai, aura lieu, dans les rues de Montpellier, une mobilisation pour affirmer la nécessité et l’urgence de préserver et partager équitablement l’eau face aux projets d’accaparement et de privatisation prévus dans l’Hérault.

 Rendez-vous à 14h au jardin du Peyrou pour une déambulation festive et familiale suivie d’un forum des luttes

Face à la demande en eau qui ne fait qu’augmenter (agriculture, industrie, eau potable et tourisme), face au changement climatique qui conduit à une pluviométrie incertaine (sécheresses et inondations), face à l’aridification des territoires (drainage, destruction de zones humides), face à l’artificialisation et l’imperméabilisation galopantes des sols (infrastructures routières et ferroviaires, métropolisation, bétonisation des berges et du littoral), Face aux pollutions causées par l’industrie, l’agro-industrie et les défauts d’assainissement, qui impactent les écosystèmes et nous empoisonnent autant via les robinets (PFAS) que par les eaux en bouteille (microplastiques et PFAS), face aux modèles de gestion qui tiennent éloignés les citoyens des décisions démocratiques, il devient urgent de se mobiliser, de construire les rapports de force nécessaires pour s’opposer à ces projets mortifères et d’exiger une réelle démocratie de l’eau.

Construisons un monde à notre image, solidaire, respectueux et désirable !

L’eau est nécessaire à l’ensemble des activités humaines et des écosystèmes. C’est un commun à préserver et à partager équitablement.

Ici, dans l’Hérault, où les questions de sécheresse sont prégnantes, plusieurs projets d’aménagement du territoire et d’accaparement de ressources sont en prévision : construction de 4 bassines dans le Biterrois, réponse inadaptée du Conseil Départemental face à la crise que traverse actuellement la filière viticole, construction d’une usine d’embouteillage à Montagnac par la Compagnie Générale des Eaux de Source (Cristalline, Vichy, St-Yorre,…), construction d’une ligne grande vitesse entre Montpellier et Perpignan.

Pour que jamais ces projets n’existent, mais qu’au contraire, soient revendiquées des solutions sociales, écologiques et durables, rejoignez la Coord’Eau 34, pour une journée de mobilisation dans les rues de Montpellier… parce que quand l’eau sera privée, nous serons privés de tout !

Signataires : Coord’Eau 34, Action Justice Climat Montpellier, Alternatiba Montpellier, APRÈS 34, Arrêt du nucléaire 34, Association Œuvre d’Eau, Association Terre en Partage (Lodève), Association Veille Eau Grain, Attac Alès Cévennes, CNT 34 ESS, Comité de Montpellier des Soulèvements de la terre, Confédération Paysanne du Gard, Eau Secours 34, Eaux à Gué (BNM30), Extinction Rebellion Montpellier, Gauche Écosocialiste 34, Groupe Local Greenpeace de Montpellier, Jeunesses Anticapitalistes NPA 34, La Battante, La Carmagnole, La Pantigue, Les Écologistes de Sète, du Lunellois, du Pays de l’Or et de la Vallée de l’Hérault, Nature & Progrès Hérault, NPA-A Montpellier, PEPS Hérault (Pour une Écologie Populaire et Sociale), Solidaires Étudiant.es 34, Soulèvements de la terre Nîmes, Sea Shepherd France, SUD-Recherche Branche INRAE, Terres Vivantes en Cévennes, Union Communiste Libertaire Montpellier, Union départementale Solidaires 34

 

Les enseignements du verger partagé de Castries

7 ans après que la mairie de Castries ait alloué 8 000 m² à l’association Le Verger partagé de Castries pour y faire pousser des arbres fruitiers, une forêt verger composée principalement d’arbustes fruitiers issus de semis directs occupe ce terrain. Cette jeune forêt verger montre qu’une arboriculture pluviale et sans intrants est possible en région méditerranéenne.

Un terrain initialement peu favorable à l’arboriculture

Les 8000 m2 sont situés le long du mur du château de Castries et sont bordés par une zone pavillonnaire et un champ produisant du fourrage pour des chevaux. Ces 8000 m2 font partie des Espaces Boisés Classés du PLU de Castries.

Photo aérienne du verger @ Google Maps - Maxtar Technologies

Les 8 000 m2 de sol limoneux étaient précédemment occupés par une vigne. Après l’arrachage des pieds de vigne, le terrain a servi occasionnellement pendant quelques années au pâturage pour des chevaux. Le désherbage chimique de la vigne puis le pâturage avaient rendu le sol très compact; il était aussi relativement pauvre en matières organiques. De par ces caractéristiques, le sol était peu apte à infiltrer et stocker l’eau; une partie des 8 000 m2 était d’ailleurs inondée par ruissellement lors de fortes pluies. Le Verger partagé de Castries a donc entrepris la tâche de rendre à nouveau le sol vivant et fertile.

Le 8 juin 2016, lors de l’inauguration du verger partagé, les cinq premiers arbres fruitiers sont plantés, en présence d’une nombreuse assistance. 70 personnes présentes ce jour-là deviendront par la suite membres de l’association Le Verger partagé de Castries. En décembre 2016 et janvier 2017, 74 arbres fruitiers sont plantés avec un espacement de 10 m par des membres du Verger partagé de Castries et d’autres volontaires. Chacun d’eux apporte un ou plusieurs jeunes arbres provenant d’une pépinière ou de son jardin. La mairie, quant à elle, fournit 20 jeunes arbres supplémentaires, creuse les trous, apporte du bois raméal fragmenté pour pailler les arbres, fait installer une borne d’irrigation par BRL et pose un panneau d’information. Une convention de mise à disposition des 8 000 m2 par la mairie de Castries est finalement signée par Le Verger partagé de Castries en février 2017 pour une durée de six ans renouvelable par tacite reconduction. Cette convention stipule que le verger doit être cultivé sans apports d’engrais ni produits chimiques et elle interdit l’usage d’engins motorisés.

Des pratiques agricoles innovantes

L’objectif que s’est donné l’association Le Verger partagé de Castries est de faire pousser sur les 8 000 m² un verger méditerranéen, constitué d’arbres fruitiers rustiques, sans irrigation (sauf les deux premiers étés pour les jeunes arbres plantés), ni apport d’engrais, ni traitement chimique, avec un investissement en matériel réduit (deux vieilles brouettes, deux pelles et une fourche).

Le choix de pratiques agricoles basées sur la nature et son temps long, supposées les plus en adéquation avec l’objectif énoncé ci-dessus, s’est rapidement révélé pertinent.

Les semis directs de pépins et noyaux de fruits augmentent la densité de plantation d’arbres fruitiers. Ces pépins et noyaux de fruits sont semés dans les herbes qui protègent les jeunes plantules des gelées tardives, de la chaleur estivale, des fortes températures et leur apporte l’eau de la rosée. Cela donne des arbres résistants car pourvus de bonnes racines pivots, capables en période de sécheresse d’aller chercher l’eau et les nutriments en profondeur. Ils vivront et produiront des fruits aussi plus longtemps. D’autres arbres non fruitiers issus de semis spontanés poussent également et apportent leur contribution à l’ensemble du verger en matière de microclimat, par leur production de biomasse. Les semis directs reçoivent un apport d’inoculum, une petite poignée des litières ou du sol prélevé dans une forêt ou au pied de vieux arbres fruitiers afin d’enrichir la vie du sol, dans l’espoir de voir se développer des associations mycorhiziennes dans l’ensemble de la parcelle. Le développement d’une symbiose entre les champignons mycorhiziens et les racines des plantes est fondamentale car elle améliore la structure du sol et l’enracinement, permet une meilleure absorption de l’eau, du phosphore et de l’azote, et une meilleure résistance aux stress hydrique et thermique, ainsi qu’aux maladies et attaques d’insectes.

La fertilité du sol est restaurée progressivement par la végétation spontanée : plantes herbacées, buissons, arbustes divers. Le Verger partagé de Castries a répertorié environ 70 herbacées différentes parmi lesquelles des espèces bio-indicatrices de l’état du sol. Cette végétation n’est jamais fauchée; elle se diversifie au cours du temps, améliorant ainsi le sol et le microclimat du couvert végétal. Seul le Sorgo d’Alep (Sorghum halepense), une herbacée invasive qui menace cette diversité végétale, est systématiquement arraché. Ainsi, le verger évolue peu à peu vers une forêt et son sol forestier continue par lui-même à s’enrichir par ses propres apports en matière organique : feuilles, branches, racines. Le seul apport extérieur a été constitué durant les premières années par les bois de taille broyés et non broyés, et les feuilles mortes des jardins environnants, afin d’accélérer la restauration de la fertilité du sol et son stockage en carbone. Les feuilles mortes vont se composter en quelques mois et le bois mort broyé en plus d’un an; le bois mort non broyé posé à même le sol va pourrir, attirer champignons et insectes, et servir d’abri à une faune qui n’existait pas auparavant. L’apport de feuilles provenant des jardins environnants a peut être un impact négatif sur le verger. Le gaillet grateron, herbacée bio-indicatrice de la présence de nitrate, est apparu en abondance autour des arbres paillés avec des déchets verts riches en feuilles. Les arbres fertilisés par des feuilles riches en azote ne font plus l’effort de développer autant leurs symbioses bactériennes et mycorhiziennes. Or ces deux types de symbioses améliorent respectivement la nutrition azotée et la nutrition minérale et hydrique de la plante et permettent d’éviter le recours aux engrais.

Déchets verts utilisés par le verger

Les écologues et les agronomes commencent juste à prendre la mesure de la capacité d’un écosystème à évoluer pour s’adapter à de nouvelles conditions climatique et physique. Le Verger partagé de Castries a choisi de s’insérer modestement dans l’écosystème en évolution permanente que constitue le verger, en limitant ses interventions aux semis directs et à l’apport de déchets verts. Les arbres fruitiers et les quelques arbres pionniers utiles (frênes, acacias, micocouliers, ormes…) issus des semis directs sont génétiquement tous différents. Cette biodiversité est porteuse de rusticité et facilite l’évolution de l’écosystème en une « forêt verger » capable de s’adapter au climat chaud et sec qui nous attend. Quelques fruitiers issus des semis directs pourront être greffés, en particulier sur les poiriers sauvages locaux. Les arbres fruitiers plantés ou issus de semis directs ne sont pas taillés. Les semis directs se poursuivent principalement avec les noyaux ou pépins des fruits récoltés sur place. Les déchets verts sont divers : bois raméal fragmenté, branches laissées sur le sol résultant de la taille en trogne de quelques arbres non fruitiers, apports des jardins environnants etc.

En septembre 2022, Le Verger partagé de Castries a recensé 70 arbres fruitiers plantés entre décembre 2016 et 2017 (chacun identifié par une ardoise portant nom, variété, famille), 60 « bosquets » de 140 arbres fruitiers semés depuis 2018 (identifiés par un drapeau orange avec un numéro), 50 arbustes fruitiers issus de semis directs en 2020 et 2021 (identifiés par un piquet blanc), 30 arbustes fruitiers issus de semis directs dans les bordures, 20 arbres divers (robiniers, frênes, ormes, micocoulier peupliers, chênes) semés par les oiseaux et les élèves de l’école primaire de Castries. Un nouvel inventaire effectué en octobre 2022 recense 585 arbres et arbustes, dont 364 fruitiers (61%). Quelques arbustes issus de semis directs ont été greffés en 2021, 2022 et 2023.

Pêcher de vigne planté Bosquet de poiriers sauvages issu de semis direct
Bosquet de 3 poiriers greffés et son paillage

Les arbres plantés ont donné des fruits dès 2019 (cerises, abricots, pêches, amandes, pommes, poires, figues, prunes, coings, nèfles d’Allemagne, noisettes, jujubes, argouses, arbouses, kakis, amélanches) et le nombre de fruits a augmenté les années suivantes sauf en 2021 où la gelée noire d’avril a réduit considérablement la production. D’autres fruits (nèfle du japon, cornouille) sont attendus. Les tous premiers fruits des arbres issus des semis direct sont apparus en 2022 (pêches, prunes, pommes, amandes).

Pommier issu d'un semis direct et ses pommes en août 2023 Jeune frêne apparu spontanément

Certains arbres fruitiers ont dès le début subi des maladies causées par des champignons et des dégâts causés par des insectes ravageurs. La cloque du pêcher (champignon Taphrina deformans) provoque l’apparition de feuilles boursouflées et leur chute ; la plupart des pêchers du verger sont touchés par la cloque au printemps ; les pêchers issus de semis direct récupèrent rapidement leur feuillage à la différence des pêchers plantés dont la production est de ce fait diminuée. La moniliose de l’abricotier et du pêcher (champignons Monilinia fructigena et Sclerotinia fructigena) provoque le dessèchement des rameaux, bourgeons floraux et fruits; un pêcher du verger qui avait été particulièrement touché en 2022 a produit beaucoup de fruits sains en 2023. Les capnodes (coléoptère Capnodis tenebrionis) adultes attaquent les feuilles et les bourgeons des abricotier, pêcher, amandier, cerisier et prunier et les larves attaquent les racines des jeunes arbustes ; les nombreux capnodes adultes présents sur les abricotiers et amandiers du verger sont ramassés et éliminés par les membres du Verger partagé de Castries ; il n’y a pour l’instant aucun dégât visible causé par les larves. La cétoine grise (coléoptère Oxythyrea funesta) attaquent les fleurs des pommiers et autres rosacées ; il n’existe pas actuellement de traitement efficace contre cet insecte ravageur ; il faut donc les ramasser à la main et les éliminer ; le ramassage à la main ayant été trop tardif, une grande quantité de fleurs de pommiers et cognassiers du verger ont été détruites par la cétoine grise en 2023.

En résumé, une monoculture d’arbres fruitiers produit en moyenne plus de fruits par unité de surface que la forêt verger de Castries mais sa production dépend de l’apport d’engrais, de produits phytosanitaires et d’eau. Les arbres fruitiers en monoculture auront aussi une durée de vie moins longue que les arbres des diverses espèces rustiques de la forêt verger. La diversité des espèces de la forêt verger la rend tout simplement plus résiliente aux hautes températures et gels, ainsi qu’aux maladies et insectes ravageurs que les produits phytosanitaires n’ont pas pu éradiquer dans une parcelle en monoculture d’arbres fruitiers.

Des escargots, des sangliers, des mulots et un blaireau ont aussi causé des dégâts dans le verger. C’est le prix à payer pour une forêt verger en « libre évolution » et non clôturée. Les sangliers ont arraché cinq arbres plantés et quelques arbustes en semis direct en hiver et au printemps ; ils ont aussi « labouré » des zones de paillage riches en vers de terre. Les mulots ont creusé de nombreuses galeries abîmant au passage certains arbustes qui venaient juste d’être plantés. Un blaireau a creusé un grand trou au pied d’un noisetier et coupé au ras du sol un jeune pommier ; celui-ci a redémarré comme les arbustes abîmés par les mulots. Le retour des hérissons sur la parcelle devrait réduire les dégâts causés par les escargots dans le futur.

Un écosystème devenu apte à lutter contre la désertification en région méditerranéenne

La sécheresse et les températures estivales élevées dans le Gard, l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées-Orientales en 2022 et 2023 ont fortement diminué la production fruitière et même provoqué la mort d’arbres sur certaines parcelles. Tous les modèles climatiques prédisent une augmentation de la fréquence des épisodes de sécheresse couplés à des températures estivales élevées en région méditerranéenne. En conséquence, les arboriculteurs ont demandé que dans le futur les dérogations aux interdictions d’irriguer des arrêtés sécheresse qui s’appliquent déjà aux plantiers (arbres de moins de 2 ans) soient étendues aux arbres fruitiers adultes. Mais n’est-ce pas une fuite en avant vouée à l’échec ?

Alors que le verger partagé de Castries n’est pas irrigué, il a beaucoup mieux résisté à la sécheresse et aux températures estivales élevées que les parcelles de monoculture fruitière. En voici les raisons qui précisent et complètent ce qui est dit au paragraphe précédent.

Plusieurs arbres issus de semis direct en août 2023

Avec la transformation progressive du verger en forêt verger, son sol se rapproche des sols forestiers qui ont une teneur élevée en matière organique. Or, la capacité d’un sol à retenir et stocker l’eau est directement proportionnelle à sa teneur en matière organique : 1 % de gain du sol en matière organique équivaut à 200 m³ d’eau supplémentaire par hectare. L’eau de pluie s’infiltre dans le sol du verger que la présence de nombreuses racines et d’humus a rendu plus poreux ; elle peut même parfois rejoindre la nappe phréatique qui est peu profonde dans le secteur. A l’eau de pluie s’ajoute l’eau de la rosée qui pourrait atteindre jusqu’à 3 mm par jour. La rosée contribue aussi à maintenir l’humidité du sol y compris en périodes sèches.

L’évapotranspiration des herbacées qui couvrent l’intégralité du verger diminue la température du couvert végétal et crée de ce fait un micro-climat dont profitent les arbres fruitiers puisqu’ils souffrent moins de la chaleur.

Le semis direct de différentes espèces et variétés d’arbres fruitiers ainsi que l’enherbement permanent du verger favorisent la mycorhization par plus d’une centaine de champignons différents, de même que le sureau, les ronces, le lierre, le prunelier, l’aubépine et le noisetier. En effet, les arbres fruitiers majoritairement de la famille des rosacées sont endomycorhizés de même que les herbacées (voir schéma ci-dessous). Les mycorhizes multiplient par 10000 la surface d’exploration des racines de la plante hôte et par un mécanisme physiologique pas encore totalement élucidé fournissent de l’eau et des sels minéraux à la plante hôte et permettent aussi l’échange de substances entre les arbres, utiles dans la prévention des maladies et contre les insectes ravageurs. Au final, les mycorhizes augmentent la croissance des arbres fruitiers puisque le manque d’eau est le principal facteur limitant cette croissance en régime méditerranéen.

Les différents types de mycorhizes @ Marc-André Selosse

Notons que le robinet d’irrigation BRL utilisé les deux premières années pour irriguer les arbustes fruitiers qui venaient d’être plantés n’est plus utilisé depuis lors puisque Le Verger de Castries a choisi de n’irriguer ni les arbres plantés au delà des deux premières années ni les nouveaux arbres issus de semis direct.

Poursuivre et essaimer

Sur le plan économique, la forêt verger de Castries fonctionne dans l’esprit du « Zéro Budget Natural Farming » en plein développement en Inde, comme alternative à l’agriculture intensive. La forêt verger produit des fruits sur plusieurs mois dans l’année et ses arbres fruitiers rustiques devraient vivre de 80 à 100 ans, alors qu’une monoculture d’arbres fruitiers produit sur une courte période de l’année et ses arbres ont une durée de vie de 30 à 50 ans.

La cueillette des fruits par les membres du Verger partagé de Castries (et aussi par des habitants de Castries puisque la forêt verger est ouverte) est l’activité la plus importante, suivie de la taille des arbres non fruitiers et de l’entretien des sentiers pour limiter au mieux le piétinement du sol.

Il est important de poursuivre l’expérimentation de la forêt verger de Castries en continuant à densifier les 8000 m² par des semis directs et en observant quelles sont les espèces et variétés d’arbres fruitiers qui s’adaptent le mieux aux conditions climatiques de plus en plus difficiles en région méditerranéenne.

Il est également important de multiplier les forêts vergers de ce type à Castries, dans les communes de la métropole de Montpellier et au delà.

A Castries, des membres de l’association Le Jardin partagé de Castries ouvrent la voie de l’essaimage :

  • X a un voisin qui ne cultive pas une parcelle de 1 ha ; il lui a proposé de la semer pour en faire une forêt verger qui en augmentera la valeur économique et environnementale. Ils ont passé un accord écrit (commodat).
  • Y a près de chez elle un petit terrain de la mairie non utilisé ; elle fait une démarche pour avoir l’autorisation de le semer.
  • Z possède un terrain en friche dans un village voisin ; il va le semer.

À noter qu’à Castries, une forêt verger naturelle s’est installée sans aucune intervention humaine sur le ballast de la voie de chemin de fer abandonnée depuis quarante ans.

L’association Le Verger partagé de Castries propose d’organiser des bourses de semences et des équipes de semeurs. Il faut semer dans les herbes dès maintenant les noyaux d’abricot, de pêche et de prune qui viennent d’être récoltés, pour une germination à la fin de l’hiver prochain.

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Ce texte a été rédigé par Le Verger partagé de Castries, mis en forme par Eau Secours 34 et relu par Semeurs de Jardins.

Eau Secours 34 et Semeurs de Jardins sont membres du Collectif Ceinture Verte de Montpellier.